Band 
Tome cinquième.
Seite
702
JPEG-Download
 

S C U

belles figuresantiques où cés vérités né retrouvent pas?Ce feroit donc une force d’jngraticnde, fi, reconnûiffantà tanc d’autres titres la fublimité des lculptures grec-ques , nous refufions nos hommages à un mérite quife trouve conftamment fupcrieur dans les ouvrages d’unartille François.

La honteufe manie de relever les défauts des plusbeaux ouvrages, n’efl: point l'objet de cette obfervation.L’artifte qui ne fentiroit pas de combien les beautésl’emportent fur les négligences & les défauts dans lesmonumens précieux de l’antiquité, feroit ou égaré parce défordre effréné, enfant du délire, ou arrêté parcette exaâltude que la médiocrité calcule à l’infçudu génie.

Nous avons vu que c’efi: l’imitation des objets natu-rels, fournis aux principes des anciens, qui conftituelesvraies beautés de la fculptute. Mais l’étude la plus pro-fonde des figures antiques, la connoiffance la plus par-faite des mufcles, la précifion du trait, l’art même derendre lespalfages harmonieux de la peau, & d’exprimerles refforcs du corps humain ; ce favoir, dis-je , n’eftque pour les yeux des arciftes & pour ceux d’un bienpetit nombre de connoifleürs. Mais comme la fculpturtné fe fait pas feulement pour ceux qui l’exercent ou quiy ont acquis des lumières, il faut que le fculpteur,pour mériter tous les fufiragés, joigne aux études quilui fontnéceiraircs, un talent fupérieur encore. Ce talentfl effentiel & fi rare, quoiqu’il paroifleà la portée detous les artiftes, c’eft lefentiment. Il doit être inféparablede toutes leurs produâions. C’eft lui qui les vivifie-, fileB autres études en font la bafe, le fentiment feul eneft l’ame. Les connoiffances acquifes ne font que par*