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D’habiles artiftes cependant pourroientpenfer, qu’unbas-relief ne doit avoir d’autre prétention, que celled’un deflïn rehauffé d’un peu d’ombre pour y faireappercevoir quelques faillies, & l’idée de prétentionà un tableau peut leur paroître outrée. La raifon qu’onen donneroit peut-être, feroit le peu de réuffitt^qu’ont \eue ces forces de bas-reliefs, lorfque quelques-uns denos fculpteurs les ent tentés..Mais auroit-on bien exa-miné fi ce défaut vient de l’art ou de l’artifte? Le beaubas-relief d’Attila par l’Alegarde, eft-il dans ce cas?Les bas-reliefs des élèves qui concourent au prix , n’ont-ils pas le fuffrage de l’académie , quand aux autresparties, ils favent réunir l’intelligence heureufe desplans variés avec fageffe, c’eft- à-dire, autant que lafculpture doit le permettre, fans aller jufqu’à une pré-tendue liberté, qui choqueroit bien plus qu’elle neferoit illufion ? Car je n’approuve pas que l’artifte felivre à un beau rêve que les fpe&ateur» ne pourroienepas faire avec lui.
Nous avons quelque part au vieux-louvre un grandbas-relief de marbre, fait par un de nos très-habilesfculpteurs. Le principal groupe, qui confifte en deuxfigures, eft fort Taillant, fans harmonie, fans dégra-dation, & fans qu’il y ait aucun objet qui y conduifcavec intelligencej on apperçoit feulement fur le fond,des figures prefque invifibles. Ce bas-relief eft l’ouvragefoible d’un très-favant artifte, ( le Puget) qui a ril'quéun genre qu’il n’a voit pas étudié, & qu’il ne fentoitpas. Son exemple feroit donc aflez mal choifi, fi onvouloit s’en prévaloir pourblâmer la forte de bas-reliefsdont je parle , puifqu’il lui eft entièrement contraire^Ce feroit dire à-peu-près j il faut renoncer à faire