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Tome cinquième.
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S CU 7 I?

pour donner le mouvement Sc la dîftance aux ob-jets.

Si le bas-relief ell de marbre, les rapports avec untableau y feront d’autant plus fenfibles, que le fculpteuraura varié les travaux des différens objets. Le mat, legrenu, le poli, employés avec intelligence, ont uneforte de prétention à la couleur. Les reflets que renvoyéla poli d’une draperie fur l’autre, donnent de la légèretéaux étoffes, & répandent l’harmonie fur la compofition.

Si l’on doutoie que les loix du bas-relief fuflent lesmêmes que celles de la peinture, qu’on choififfe untableau du Pouflin ou de le Sueur, & qu’un habilefculpteur en fafle un modèle : on verra fi l’on n’aurapas un beau bas-relief. Ces maîtres ont d’autant plisrapproché la lculpture de la peinture, qu’ils ont faitleurs fîtes toujours vrais, toujours railonnés. Leurs figu-res font, en général, à peu de diftance les unes desautres, & fur des plans très-juftes : loi rigoureufe, qu’ondoit obferuer avec la plus fcrupuleufe attention dans unbas-relief. Enfin, je le répète, cette partie de la fculptureeft la preuve la moins équivoque de l’analogie qui efl:entre elle & la peinture. Si l’on vouloit rompre celien , ce feroit dégrader la feuljmirc t & la reftreindreuniquement aux ftatues (i); tandis que la nature lui

(O M. Dandré Bardon, dans une petite note, p. 5 , EJfai furSculpture , dit : t'e terme ( jlatuaire ), loin de rétrécir VidéeVon donne des fculpteurs , ne fert qu'à lui prêter une plusgrande étendue. Comme la raifon de cette étendue, fondée furle mor jlatuaire, n’cft pas rapportée, je ne puis la deviner. AinfiI e fuii obligé de croiie, julqu’à ce jour , que le nom de jlatuairevenant de j lare, eue debout, s’arrêter, déligne celui qui fait une