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drapoient avec des étoffes fi fines , qu’elles paroîfloîenrmouillées, & quelquefois collées fur la peau. Leursmœurs, leur climat, leur façon de fe vêtir, les étoffesdont ils s’habilloient, accoucumoient leurs yeux à cesobjets, & formoientleur goût. Le vêtement des femmesde l’ifle de Cos était une gaie fi tranfparente, que leuud fe voyoïc à travers; 8c les fculpteurs de la Grècefe régloient fur ce vêtement pour faire leurs draperies(i). Mais comme la Jculpturt a toute la nature pour objetd’imitation, & que la nature a des beautés de plus d’uneefpèce, pourquoi un fculpteur s’aflerviroit-il à une feulemanière de draper, employée félon les temps, lesclimats & les circonftances?
Les grands fculpteurs modernes, tels que FrançoisQuenoi, Puget, Alegarde, Rufconi, Le Gros, Angclo-Roffi , Sarrazin , & Bernin quelquefois, font voir quellesbeautés les étoffes larges & jettées de grande manière,produifent dans la fculpture. Les anciens fculpteurs lefont voir aulfi , mais rarement : enforte pourtant qu’onpourrait faire la critique du goût exclufif des petitesdraperies antiques, par des draperies larges du mêmeteins, comme celle du Zenon au Capitole, celle de lapetite Flore du même palais, dont les plis font ordonnésavec la chaleur des plus brillantes étoffes ; celle duSardanapale, au Mu/aum Clémentin, & celle de Mari us,à la Villa Negroni.
(i) Winckelmann allure qu’il s’eft confervé autant de ftatuesantiques de femmes vêtues d’étoffes de laine , que de flatueajuftées de draperies légères, & qu’on y reconnoît aifément ledrap à l’ampknr 8s i U rupture 4c fes plis. ( Hou du Rédacteur. )