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Tome cinquième.
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tvature, il en refaite qu’un fculpteur en les fuivantjpourroit s'éloigner de quelque lyftêmc particulier. Maisque lut importe? Il doit lavoir'que dans les arts, larecherche du vrai ne connoît point d’autorité particu-lière. Qu’il ait le courage de travailler pour tous lestems 8c pour tous les pays.

J’ai dit que l’ordre des plis antiques eft propre àdonner les plus fublimes leçons. Il faut donc, pourfeformer le goêt de draper dans les meilleurs principesconfulcer les draperies antiques, telles qu’elles fontexécutées, préférablement à certaines draperies modernes,plus larges & moins froides en général. Cette étudedoit être même regardée comme auiïi néceffaire pour ledrapé , que l’étude de l’écorché pour le ntid.

Ces principes, une fois reconnus, font applicablesà tous les ftyles-, & la tiature, qui ne perd jamaisfes droits, offrira toujours des variétés & des leçonsavantageul'es au fculpteur qui aura pris dans l’antiqueun préfervatif contre l’abus des differentes manières.

J’ai dit auffi, que les mœurs, le climat, les vêtemens -des Grecs, étoienc la eau le de leur goflt de draperiesferrées. Il ne faut donc pas s’étonner fi les draperieslarges n’auroient pas toujours réuffi à leurs yeux. C’eftpar la même raifon qu’on en voir peu dans leur peinture,fa noce Aldobrandine, peinture antique, eft com-pofée & drapée précilément comme les ftatues & lestas-reliefs du même tems.

Nous avons un fujet de Coriolan , gravé d’après unepeinture antique trouvée dans les thermes de Titus,dont lei-figures font très-fymmétriquement arrangées ;l’ordre & le goAt des plis y font traités comme dansl es ftatues antiques.