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la fculpture, que dans la mufique : les yeux ne fontpas plus induîgens que les oreilles (i).
Que'les plans de chaque pli l'oient donc difpofés demanière à ne produire aucun angle aigu de lumièreou d’ombpe, qui en fe découpant durement, choqueroitla vue, détruiroit le rejos des chairs ; & femblableaux figures Gothiques, ne preiènteroit que des détailsdéfunts : défaut qui àffoiblit , étouffe même les beau'ésréelles d’un bon ouvrage.
Mais il faut proferire les draperies voltigeantes ; ellesinterrompent l’union, divifent l’intérêt, fatiguentl’œil, te empêchent de voir l’objet principal : exceptépourtant les fujets 8c les actions où elles doivent êtrenéceffairement agitées, comme la chiite d’Icare, Apol-lon pourfuivant Daphné, Sec, Alors, traitées avec beau-coup d’art Se de légéreté, ces draperies ajoutent à l’in-térêt & à la vérité de l’aélion.
Dans un bas-relief, elles s’emploient atiffi avecfuccès pour étendre dés lumières S: des ombres, lierdes groupes, & fefvir utilement à l’agencement d’unecompofitiun. Mais fi elles font traverfées en fens con-traire par une multitude de caffures, comme on en voitdans quelques ouvrages de Hcrnin , alors elles ont l’airde rochers, & détruifenr abfolumenrlcrepos Se l’accord.
Si ces principes font fondés fur le goût Se fur la
(i) Vitruve nous conte fort fürieufeme'n't , que les caneluresfurent ajoutées aux colonnes , pour imiter les plis des robesque portoienc les dunes : Trurtcoque toto jlrias, uti Jlohru/nrugas , mutronali morc.-dimifcriint, 1. + , c, i. Les rtatuaires l’ontbien rendu aux architectes, quand ils ont fr.it leurs.plis fanblables«uix canelures d:s colonnes. (.Note de VAuteur. )