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Lombarde, Florentine, Vénitienne, Francoife, & Fla-mande , tendent toutes au même but par des moyen*differens.
Mais la fculpture, réduite à un feul ffyle, ne peutavoir de rapport tju’avcc un des ffyles de la peinture,& ce ftyle eft le plus noble dont la peinture puifle Ceglorifier.
Des fculpteurs du fièclc dernier l'ont tombés dansplufieurs erreurs, faute de n’avoir pas confidéré luffifam-ment cette diftinétion des différens ilyles de la pein-ture (i ).
Il eft permis aux fculpteurs d’imiter le grand ftylede la peinture, ou d’y puifer du moins des idées pourle perfeftionnement de leur art; mais ils ne peuvent enagir de même avec le flyle d’ornement ou d’apparat,lorfqu’ils cherchent à imiter les effets pittorefques,les contraftes, ou les beautés de détail de quelqueel'pèce que ce Coït , donc on peut faire ufage avecfuccès dans les branches inférieures de la peinture,ils s’imaginent, fans doute, améliorer leur art par cetteimitation, & en étendre les limites; mais ils ne fonten effet que détruire fon carattère eflentiel, en le pro-pofant un objet auquel cet art ne peut atteindre , &:qui eft d’ailleurs fort au deflbus de celui dans lequelil doit fe renfermer,
La perfeâion de chaque art confifte à remplir fon
(>) Entre ccs fculpteurs eft le Bcrnin qui, fuivant M. Rey-nolds , n’a pas bien compris que la peinture , même dans legenre de l’hiftoire , a deux ftyles : l’un qu’on peut appellcr lefi y U févère, 8c l’autre le fiyie pittarefque ou d'apparat, Sc queJe premier çanvient feul à la fculpture, {Noti ttu RcdaClctir. )