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Tome cinquième.
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mais il ne lui eft pas permis d’altérer par cette pratiqueles parties plus fublimes auxquelles il doit s’attacher.Il faudra qu’il convienne , malgré lui , que depuislong-temps, les limites de ton art font fixées, & quece feroic envain qu’il oferoit le flatter d’atteindre à uneplus haute perfeélion que celle qu’on admire dansles chefs-d’œuvre qui nous relient de l'antiquité.

On pourroit être tenté de croire que les formes qu’ilemployé , avec quelqu’exactitude, quelque précifion,quelque beauté qu’il les exécute, ne doivent êtreefliniées que relativement à une plus noble fin, cellede fignifier & de rendre, par l'attitude des figures, lefenriment, le caradète intérieur, & les pallions desperfonnages qu’il repréfente. Mais l’expérience nousapprend que la beauté feule des formes, fans le con_cours d’aucune autre qualité, conllitue par elle-mêmeun grand ouvrage , & qu’elle exige , à julte titre,notre ellime & notre admiration.

On peut produire comme une preuve de la grandevaleur que nous attachons à la beauté des formes, laplupart des ouvrages de peinture & de fciilpture deMichel-Ange, & fur-tout un nombre ccnfldérable dellatues antiques, qui jouilTent d’une admiration jufte-meftt méritée , quoique d’ailleurs elles n’oftrent pas

prendre une ftatue pour la nature elle-meme, ni à imiter avecune matière qui n’a qu’une feule couleur , la nature colorée.L’illulion dont il faut qu’elle fc contente, eft de montrer desformes qui relfemblent aux formes les plus belles de la nature ,de repréfenter des expreflions qui imitent la ve'rité , de donnerau marbre l’apparence de la mollette des chairs , de la fermetédes tendons, 6cc. {Note du Rédaâeur.)