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Tome cinquième.
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tin caraftère bien déterminé ni une fort grande expref-fion.

La fculpture eft un ,art borné en comparaifon dequelques autres arts; mais elle a néanmoins fes dif-ficultés, Si, dans les limites qui lui font propres, ellea des combinaifons nombreufes & très-variées.

L’effence de la. fculpture confihe dans la correction;Quand à la correétion des formes, le trouvent jointsle charme delà grâce, la noblelfe du caraétère, &la vérité de l’expreffion, comme dans l’Apollon, laVénus de Médicis , le Laocoon , le Movie de Michel-Ange, & plufieurs autres ouvrages, on peut dire quecet art a parfaitement rempli lôn but.

Il eft difficile de déterminer par la théorie ce quec’eft que la grâce, & comment on peut l’acquérir ous’en former une idée; mais eau fa latet , >es ejl notif-fima : on en apperçoit continuellement l’effet , lansle livrer à des recherches pénibles ; & quoique lagrâce puifiè fe trouver quelquefois unie à l’incorrec-tion , on ne peut jamais prononcer qu’elle en l'oitune conféquence.

Je fais qu’on a fouvent cité le Corrège & le Parme-fan pour prouver que la grâce eft, chez ètix du moins ,une fuite de l’incorreétion : mais la moindre atten-tion doit fuffire à convaincre que l’incorreétion dequelques parties que l’on remarque dans les ouvragesde ces deux maîtres, loin de faire naître la grâce, fertplutôt à la détruire.

Mais pour nous renfermer dans des ouvrages de fcul-pture, on a dit que l’élégance de l’Apollon dépend d’uncertain degré d’incorrection; que la tête ne le trouvepas placée entre les épaules, & que l'a moitié inférieure

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