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Tome cinquième.
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Ce procédé eft non feulement fans fuccès relativementà l’intention de l’artifle ; mais cette divilion de l’ou-vrage en plufieurs petites parties lui fait immanqua-blement perdre de la grandeur de fon effet général.

S’il eft une partie dans laquelle les modernes ont,peut-être , furpaffé les anciens , c’eft la difpofitionqu’ils ont faite quelquefois d’un fimple grouppe enbas-relief, & l’art avec lequel ils ont donné, pardegré, plus de faillie aux différentes figures qui com-pofent ce grouppe, en partant du fond uni jufqu’aupoint où l’ouvrage devient de demi-bofTe. On neconnoît point, je penfe , d’ouvrage ancien, qui, àcet égard, puiffe être comparé au talent que le Grosa montré dans le bas-relief d’un autel de l’églife desJacobins , à Rome. Différens plans , ou degrés de relief,produifent donc un bon effet dans le même grouppe ,& c’eft ce qu’a prouvé le Gros: mais cet exemple neprouve rien en faveur des grouppes féparés, & qui fetrouvent a quelque diftance les uns des autres, & fedétachent les uns fur les autres.

L’idée de ce perfeétionnement dans l’art de compoferun grouppe en bas-relief a été fuggérée , fans doute,par la pratique des peintres modernes, qui détachentleurs figures ou leurs grouppes du fond par la mêmedégradation infenfible & qui opèrent en tous pointsd’après les mêmes principes généraux : mais comme lemarbre n’a point de dégradation de ton, c’eft l’é-

avancces, jufqu’au plan le plus reculé. Un art ne doit pas hafarderdes menfonges qu’il ne peut foutenlr adroitement. (Acte duti-Mafleur. )