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Le fculpteur peut y ménager à fon gré , aufll bien que tepeintre même, des parties détachées de drapeiies, en lesunifiant au fond, & les y faifant perdre en mourant, demanière qu’elles ne puiflent niembarrafler les figures,ni rendre les compofitions confufes.
Mais dans ces fortes d’ouvrages, le fculpteur, peufarisfait de cette heureufe imitation, s’eft avifé derepréfenter, comme les peintres, des figures ou desgrouppes de figures fur des plans multipliés : c’efi: àdire quelques unes fur un premier plan , & d’autresfuppofées à une plus grande diftance -, pour parvenir àl’indic3tion de ces plans dégradés, il n’a d’autre moyenque de faire les figures qu’il fuppofe éloignées, d’uneproportion plus petite que celles qu’il place fur lepremier plan , & de leur donner moins de relief enraifon de leur dillance. Rien de cela n’atteint au butqu’il Ce propofe. Ces figures paroîtront feulement faitesfur une échelle plus petite , mais elles feront d’ailleursaulfi voifines de l’œil que celles qui fe trouvent placéesfur la ligne de terre ( 1 ).
(i) Un grand vice des plans multipliés dans les bas-reliefs,vice qui fnffit 4 prouver que cette multiplication des plans n’efl:pas du reflort de l’art , c’eft que les premières figures portentdes ombres fur des plans prétendus reculés, auxquels , dans lanature, cette ombre ferait loin de pouvoir atteindre. En peinture,les diflérens plans reculent par l’imitation de la perfpeflive aé-rienne, par la dégradation des tons, par la vapeur qui. éteint lesobjets éloignés : ces reffources ne font pas au pouvoir du fculp-teur. Il repréfente des figures qu’il prétend faire fuir, en dégra-dant leurs proportions , 8c qui ne fuient point par l’effet, puiC-qu*un bas-relief, quelle que foit fa profondeur réelle, ne peutfournir qu’une tiès-foible dégradation, depuis les figures ks plua