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Tome cinquième.
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de nos vêtemens a&ueis eft, fans doute , achetée àtrop haut prix , s’il faut y facrifier ce que l’art a deplus précieux. Le travail du marbre demande un très-grand talent, & ce n’eft pas la peine de fe l'ervir d’unematière atiffi folide que celle qu’eniploye le ftatuaire,pour faire palier aux fiècles futurs des modes dont l’exifi-tence ne s’étend prefque jamais au-delà d’une année.

On peut voir en cette ville, ( Londres ) une ftatueéqueftre dans le coftume moderne , & il n’en faut pasdavantage pour détourner les articles de lèmblableseflais.

La fcalptitre eft un art formalifte, régulier, aeftcremême, qui dédaigne tous les objets familiers commeincompatibles avec fa dignité, & qui rejette en mêmetemps toute efpèce d’affeélation & d’apparence de ftyleacadémique. Ce n’eft donc qu’avec une grande cir-confpeélion qu’il faut employer le contralto, foit d’unefigure avec une autre, l'oit des membres d’une feuleftatue ilolce, foit des plis d’une draperie. Enfin tout cequi tient à la fantaifie ou au caprice, & tout ce qui eftconnu fous le nom de pittorefque, quoiqu’admirablepartout ailleurs, ne peut s’accorder avec la fagefle &la gravité qui caraftérilent particulièrement cec art.

Il n’y a rien qui diftingue mieux le goûtfage &raifonné, qu’une correfpondance régulière, un jufteaccord entre les différentes parties du delfin , quitoutes doivent Être unies & enchaînées pour formerun enfcmbie. Nous pouvons donc prononcer hardiment,d’après cette règle générale , que l’uniformité , la fim-plicité , la. monotonie de la matière qu’emploie le fculp-teur, qui eft ordinairement le marbre blanc, pref-clivent des limites à fon art, Sc lui commandent de