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ne point s’écarter de la (implicite de deflin qui y elîconvenable. ^ Article extrait de M. Reynolds.)
SEC (adj.), S£CHERESSE((ubft. fém.). C’eftpar les applications que nous faifons des mots attachésaux propriétés & aux fondions denosfens, que nousdonnons à la plus grande partie de nos idées intellec-tuelles une certaine exiftence, qui les rend plus fen-libles. Les fens d’ailleurs femblent faire entt’euxcommunication, & communauté debiens, en fe prêtantles différons mots , ou les différentes manières de s’ex-primer qui leur font propres.
Ici la vue s’approprie ce qui appartient au toucher.Un corps peut être humide ou fec ; de ces deux qualités,la féchereffe feinble en général moins amie - du ta£l, &vraifemblablement cette différence a conduit aux ap-plications empruntées de ce mot; elles expriment toutesN un caraélère blâmable. Un ftylc fec , une poëfie féche ,un muficien dont le jeu eff fec, une cotnpofiticmmuficale dont la tournure eff fiche, un trait 8c descontours fecs , une couleur fiche, font des défauts dontl’art d’écrire, la mufique & la peinture doivent fe pré-ferver avec foin. Mais d’où provient cette féckerejfede manière qui déplaît’ fans doute d’un défaut de l’i-magination; car le fens de ce mot s’étend figurémentjufqu’à cette/ faculté purement intellectuelle.
L’imagination , dans les arts , préfente l’image d’unterrein qui produit. Si l’imagination elî peu féconde,elle préfente ce terrein dénué d’une fertilité qu’onattend d’elle, comme des fables arides, comme uneterre defféchée, & cette aridité fe fait fentir dans la
manière
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