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néral , les fujcts traites par les Maîtres Hollandois - rquand on reconnoît que les foins de l’artifte ontdonné du prix à ce fujet trivial , on peut dire quec’eft un ouvrage /oigne, très foigné, & c’eft lui ac-corder en grande partie l’éloge qu’il mérite.
Le fentiment des foins que l’artifte s’eft donnas pourparvenir à la perfection d’un grand ouvrage contribueli peu au plaiûr des fpectateurs, ou plutôt eft telle-ment nuifible à ce plaifir, que l’on cherche à difli-muler ces foins par des travaux qu’on ajoute à toutl’appareil du premier travail, & auxquels on donnela plus grande apparence de liberté.
Cependant il eft des palmes pour tous les genresde mérite dans la carrière des arts i tk ceux qui n’ontreçu de la nature que le moyen de plaire par desouvrages joignes , doivent fe contenter de leur par-tage. On ne marche pas fans gloire fur les pas desGérard Douw , des Mieris, des Vander Werf. (L.)
SOUPLESSE, (fuhft. fém.)-. Cette qualité louableeft oppofée au vice de la roideur. Elle doit fe trouverdans les contours , dans les attitudes, dans les ajufte-mens & dans toute la eompofition. Les contours doiventêtre finueux , couJans ; les attitudes être faciles ; leajuflemens naturels -, la compolition , variée : fi toutesces loix font obfervées dans un ouvrage, on y trouveratoute la foupleffe que l’on eft en droit d’exiger.
La fouplejfe s’attribue plus particuliérement au mou-vement des contours, au cadencementdes pat tiesj au jetdes draperies, qu’à l’ordonnance générale. » C’eft des ca-» dencemens répandus dans les parties du corps qui en» font fufceptibles,que naît, dit Dandré Bardon, cette