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J» fouplejfe qui donne des grâces infinies à la nature :» prérogative lans laquelle une tôte, une figure, ref-» fenibientjà un bloc de marbre fans mouvement, 5c*> n’ont ni ame, ni efprir.
» Que la fouplejfe , fi juftement requife pour les» grâces de l’imitation & pour les charmes du pref-B tige, ne jette pas cependant le defiinatcur dans cette» efpèce de diflocation vicieufe qui fait difparoître» la foliditéde la machine animale. En fe rappellant« les principes de l’ofiéologie , il fe fouviendra que» les os fe trouvent fous les chairs ; qu’ils ne font» flexibles que dans leurs articulations, & il fentira» qu’il y a du danger de les faire paroître brifés,» lorfqu’à leur préjudice on donne une fouplejfe outrée» & un mouvement exagéréaux mulcles Sc aux membres» d’une figure, qui ne doivent avoir qu’un léger ca-» denccment.
» Qu’il évite de prêter à fort enfemble ce tortiT—» lement aifeélé que la nature dément, & qui efi:» un des plus grands vices de la manière. La fouplejfe» conlifte bien plus dans la difpofition naturelle 5c» facile de toutes les parties, que dans les travaux» auxquels on alfervit fous les mulcles. C’eft altérer» leur mouvement, que de les trop tourmenter. Que» les figures foient fouples fans affeélation : c'eft la» moyen de leur donner cette ame, cette expreflion,” qui les rend fi admirables dans la belle nature, »
SOURD, (adj.) En adoptant le mor fourd dansle langage de la peinture , pour fignifier des couleurs011 des fonds qui 11 ’ont aucun éclat, & lailfent l’oeiltranquille , on a fuppofi que la fenfation produite