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Tome cinquième.
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phonfe Dufrenoy, dans fes fcntimens fur les ouvragesdes meilleurs peintres , accorde au Tintorct le méritede grand deflinateur , & de praticien, mais il luirefufe la pureté des contours, & il ajoute qu’il étoicquelquefois grand JlrapaJfon. Cela confirme ce quenous avons dit que le defaut de Jlrapajfer ne peutappartenir qu’à un habile dellinateur, qui, abufant defa feience, tombe dans ce qu’on appelle la pratique,abandonne la nature, & cherche hors d’elle unegrandiofité impolànte, mais qu’elle défavoue , un mou-vement qui étonne, mais qu’elle eft incapable deproduire.

Ainfi une compofition peut elle-même être Jlra~pajfée , c’eft-à-dire tourmentée, quand elle exagèreles inouvemens qu’a pu offrir la nature dans l’actionfuppofée. (L.)

STYLE (fubft. mafe.) La réunion de toutes le»parties qui concourent à la conception, à la com-pofition 1k à l’exécution d’un ouvrage de l’art, enforment ce qu’on appelle le Jlyle , & l’on peut direqu’il conffitue la manière d’être de cet ouvrage. Il ya une infinité de flyles : mais les principaux, &ceux dont tous les autres ne font que des nuances,peuvent être réduits à un certain nombre déterminé :favoir , le fublime, le beau , l’expreflif, & le naturel.

Le ftyle fublime eft la manière propre à l’exécutiondes plus grandes idées, de celles qui nous rendentf”nfibles les qualités d’objets qui font d’une naturefuperieure à ceux que nous connoiffons par les l’ens.Tels font, dans notre religion, Dieu & les anges;tels, font, dans l’antique mythologie, les divinités de