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diftërens genres, & les perfonnages héroïques quïtiennent le milieu entre la nature des dieux & celle del’homme.
La magie de ce Jlyle confifte à Lavoir unir enfem»ble, dans un même objet, le poflible & l’impofïible.Pour rendre le poflible, l’artifte doit n’employer quedes formes connues : pour s’élever jufqu’à l’irtipoflible,il doit porter ces formes à une petfeélion qui ne fatrouve que dans fa penfée, & dont la nature n’offrepoint de modèles ; il doit, dans ces formes, négligertous ces Lignes d’un méchanifme inférieur, qui fem-.blent n’ûtre pas abfolument néeeffaires à l’aélion,dont on a droit de luppofer que des perfonnagesdivins peuvent fe pafler , & qui ne font qu’inter-rompre par des formes fubalternes, la grandeur desformes principales.
L’Apollon du Belvedère eft le plus grand exempleque nous ayons de ce Jlyle*
Le beau Jlyle eft celui qui rend fenfible l’idée dela perfe&ion dans la nature humaine. Il doit êtrepur, & débarralfé de toutes les parties inutiles ougratuites; mais fans s’élever cependant jufqu’à l’idéefublime d’une nature célefte. Il doit être plus indivi-duel, moins fier, moins anllère, plus fuave que le Jlylelublîme : en donnant une idée de la perfe&ion pofli-ble, il ne remonte pas jufqu’à celle qui n’cft donnéequ’aux dieux.
Le; ftatues grecques qui nous reftent font, engeneral, plus ou moins de ce Jlyle , fuivant ce quiconvient à chacune d’elles; & lors même que, dansquelques unes, l’expreflion énergique des paffions eftfortement prononcée, comme dans le Laocoon ,
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