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Tome cinquième.
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«lans quelques tiuvVages du Corrège meme, & plusencore dans ceux du Parmelan & d’autres peintres quiont fuivi la même route. Ce n’étoit pas de cette manièreque les anciens exprimoient la grâce : elle étoit chezeux un caraéière qui tenoit à l’idée du beau, elleconftftoic à faire appercevoir dans la beauté ce qu*contribue fur-tout à la rendre agréable.

Les modèles les plus parfaits que les Grec? nousaient donné de ce Jlyle , font la Vénus de Médicis,3’Apollino, l’Hermaphrodite de la Villa Bor^hejcy•e qui refte d’antique du beau Cupidon de la même.Vigne, & plufteurs autres ftatues.

Le Jlyle expreffîf eft celui d’un auteur qui a fait del’expreflion le principal but de fon travail. On peutpropofer Raphaël comme un parfait modèle de ce Jlyle ;jamais perfonne ne l’a furpafl’é dans cette partie. Lesanciens Grecs ont préféré la beauté à l’cxprelîion ;trop lenfibles à la perfeâion, ils craignoient de dé-grader les formes par l’altération qu’occafionnent lespallions violentes.

Le Jlyle naturel eft celui par lequel l’artifte necherche qu’à rendre la nature même, fans la corriger& fans l’embellir : c’eft celui des peintres qui, enimitant la nature, n’ont pas eu le talent de prêterquelque beauté idéale à leurs modèles, ou de faireun choix de ce que la nature offre de plus beau,lis fe contentent de la copier telle qu’elle fe préfenteà leurs yeux, & comme on peut la voir à chaqueinftanr.

On peut comparer ce Jlyle de la peinture à celuide ta pot lie comique, dans laquelle on employé l’artdes vus, ma.s »ans lé permettre des idées réellement