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poétiques. Quelques peintres Flamands & Hollandois,tels que Rembrandt, Gérard Douw, Tfenier^, &c, ontporté ce jlyle à un haut degré de perfeélion. Cependanton en trouve les meilleurs modèles dans les ouvragesde Diego Velafquei, & fi le Titien lui a été fupérieurdans la partie du coloris, on peut dire queVélal’quezl’a bien furpatfé dans l’intelligence du clair-obfcur& dans la perfpccliveaerienne, qui font les parties lesplus nécefTaires à ce Jlyle pour parvenir à l’idée de lavérité, puifque les objets naturels ne peuvent exifterfans avoir du relief & fans qu’il y ait une certainediftance entre eux , au lieu que la beauté des cou-leurs locales eft arbitraire.
On peut donner le nom àe facile à un Jlyle qui ade l’agrément, qui fuppofe peu de peine, peu de re-cherches de la part de ceux qui le fuivent, qui n’en-traîne pas de grands défauts, & que n’accompagnentpas de grandes beautés. C’eft dans ce Jlyle que s’eftdillingué Pierre de Cortone & ceux de fon école,particulièrement Luc Giordano. Les peintres qui ontfuivi c eflyle fc font contentés de donner aux différentesparties de l’art l’expreflion néceflaire pour diftinguerune chofe d’une autre, mais ils ne fe font pas piquésde porter aucune partie à la perfe&ion. Elle eft connuede peu de perfonnes, & eft trop fouvent ignorée deceux qui récompenfent le plus magnifiquement lesmaîtres de l’art. ( Extrait des oeuvres de Me nos ).
M. Reynolds a partagé la peinture d’hiftoire en troisftyles ; le grand Jlyle , le Jlyle d’apparat & le jlyleeompofi. Il fait confifter le premier à s’élever au-deffusdes formes individuelles, &à éviter toutes les parti-cularités locales & les petits détails de toute efpèce.
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