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Admettant qu’avec la plus grande difcrétion ; le fécondfaifant de ces agrétnens fecondaires fon principal objet,peut fe former un troifième Jîyle : il ett compofé de l'un& de l’autre. Moins grand que celui qui ne s’attachequ’â la beauté par excellence, mais ayant cependantde la grandeur, il cherche à la parer de tous lesagrémens que procure l’étude de la couleur propfe ^la magie du clair - oblcur, & la recherche de cequ’on appelle la grâce, qualité inférieure à la beautéproprement dite, qui tient plus à la majefté. En cher-chant ce fiyle compofé, il eft aifé de tomber dans UnJfyle bâtard -, de dégrader par des agrémens trop fleuri*la noble fimplicité des grandes écoles, & de ternirl’éclat de l’école vénitienne par le mélange de ' cettelimplieité. Le grand Jlyle aime à être conférvé datiÜ (apureté native ; tout mélange le dégrade. {Article extrait
des auvres de Me nos 6- de M. Reynolds.)
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SUAVE, (adj.) La fuavité eft une nuance„frtl&qui tient à la douceur, à l’agrément & mêrnp^à, lagrâce. .n
On dit un effet , une couleur fuave. Une com-pofition Juave leroit celle dont toutes les parties .&l’effet général infpireroient un fentiment à la foisdoux & agréable.
Ces idées s’appliquent ptipçipalementcomme onle voit, à l’effet 8c à la couleur.
La fuavité , ainfi que la douceur, ont pour écueilsla mollefle 8c même la fadeur ; & l’on feroic tentéde croire que des tableaux, dont le plus grand mériteleroit d’être fuaves , conviendroient plus à des hommesde mœurs & d’efprits énet^és & affaiblis, qu’à- des
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