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III
epuis longtemps le zèle religieux s’amollissait en s’affaiblis-sant. Les Croisades furent ce grand mouvement socialet militaire qui en réveilla l’énergique ardeur. Pour leplus grand nombre, le but à atteindre était tout chrétien ;mais combien d’autres, poussés peut-être par un penchantinconscient, furent entraînés dans ce vaste mouvement parce besoin d’inconnu, par ce désir de découvertes et demerveilleux qui déjà avait conduit à Jérusalem tant depèlerins aussi avides d’érudition que de piété. Il ne s’agissaitpas seulement pour ceux-là de rendre plus accessible le tombeaudu Christ; il fallait surtout explorer un pays nouveau, que la renommée représen-tait sous des formes mystérieuses et étranges ; il fallait en admirer les merveilleset acquérir, en les faisant connaître , la gloire dont l’éclat a toujours captivé lesesprits d’élite. Cette portion de l’immense phalange de guerriers illustres qui vint seranger sous la bannière des Godefroy de Bouillon, des Baudoin, des Raymond deToulouse, des Tancrède et de tant d’autres capitaines fameux, offrit bien son épée etson bras à l’œuvre commune de délivrance, mais elle entendit disposer de son cœuret de son esprit.
Grâce à cet élément civilisateur que les armées entraînent à leur suite en répandantles modèles de l’industrie et de l’art, ces époques chevaleresques et ces pérégrinationsguerrières profitèrent à nos aïeux et leur ouvrirent un vaste champ de découvertes