ILE-DE-FRANCE.
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l’artiste mis en cause n’a jamais, à proprement parler, fait œuvre d’architecte, qu’aucunédifice public ou privé ne peut même indirectement lui être attribué. Tel est, par exemple,le cas de fra Giocondo. Depuis que l’on s’est mis à étudier les comptes et à fouiller dans lesarchives, il ne peut plus y avoir d’incertitude sur le genre de travaux auxquels cet artistes’est livré. C’est l’ingénieur qui se montre de tous côtés, tandis que l’architecte n’apparaît nullepart. Et par ce langage nous ne faisons pas seulement allusion à ce que chacun sait rela-tivement au château de Gaillon; nous voulons encore rappeler les découvertes d’un savantitalien qui n’est assurément pas suspect dans la discussion. En enlevant à fra Giocondol’honneur d’avoir bâti le palais du Conseil, à Vérone, Ortimanara ne fait à son tour que rendrehommage à la vérité. « Dali’ accurato esame da me praticato in tutti gli atti del Consiglio diquell’ età, dit-il, potei ricavare bensi assai preziose memorie, delle quali voglio far cennoparticolare in questo lavoro, ma non rinvenni traccia alcuna, la quale determini che sia stataaffidata al valente domenicano l’incarico di far il disegno, o di presiedere alla costruzione diquell’ edificio. » (Dei lavori architectonici di fra Giocondo in Verona dal nobile G. G. Orti-manara. Verona, 1853, p. 14.)
Ailleurs nous reviendrons sur fra Giocondo et démontrerons que la part même qui luiest faite dans la construction du pont Notre-Dame, à Paris, est beaucoup trop considérable.Mais, en attendant, il demeure établi, aussi bien en Italie qu’en France, que sa granderéputation comme architecte repose uniquement sur de vagues allégations habilement exploitéespar les uns et acceptées par les autres sans la moindre réflexion.
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MUFLE DE LION
Sculpté par Jean Le Pot, aux vantaux de la cathédrale de Beauvais.
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