ILE-DE-FRANCE.
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permet cet ornement qu au-dessus d’un point d’appui 1 ? L’effet qui résultede leur présence est très heureux et nous ne savons pas trop comment onaurait pu les remplacer. D’un autre côté, si l’on se reporte à la magnifiqueefflorescence de l’architecture du moyen âge, qui a transformé les baies circu-laires si elle ne les a pas créées tout à fait 2 , il est évident que la rose denotre façade laisse quelque peu à désirer. Mais qui n’admirerait, cependant, sasobre élégance et le choix parfait de ses moindres détails! Certes les Italiensn’eussent pas procédé de la sorte et, d’ailleurs, leur manière est trop connuepour que nous n’en découvrions pas les traces dans le cas où elles se manifeste-raient ici.
En dehors des monuments que nous avons signalés, le xvi e siècle n’aproduit réellement, en Seine-et-Marne, rien de très important dans le domainereligieux. C’est à peine, en effet, si quelques parties des églises de Coulommierset de Fontenay-Trésigny méritent d’attirer l’attention. Aussi, préférons-nous àtoute l’architecture de la seconde une jolie cuve baptismale du temps de François I er ,que décorent de souples et légers feuillages ; et quant à la première, elle neprésente à l’admiration des visiteurs qu’un vitrail de 1539, donné, semble-t-il,par la compagnie des arbalétriers. Les sujets des panneaux sont empruntés pourla plupart à la vie de Constantin, que l’on voit tantôt, sur un lit d’une raremagnificence, recevant la vision du labarum , tantôt, à la tête de son armée, sepréparant à traverser le célèbre pont Milvius. Les tons sont doux, le coloris extrê-mement clair ; à proprement parler, ce n’est là encore qu’une grisaille rehausséede jaune d’argent. Mais rien ne rappelle cette fois l’école de Beauvais, qui trèsprobablement n’a pas étendu aussi loin son action.
En dernier lieu, il n’est peut-être pas inutile de jeter un coup d’œil sur lesstalles de Champeaux, dans le canton de Mormant 3 , bien que cette œuvre consi-dérable indique chez son auteur plus d’imagination que de véritable talent.Aussi n’éprouvons-nous qu’un médiocre plaisir à savoir qu’il s appelait Falaize etétait originaire de Paris 4 . Certes, le beau retable de Plessis-Placy s , où se voitreprésentée la double légende de saint Victor et de sainte Madeleine est infi-
1. « Necesse est triglyphos constitui contra medios tetrantes columnarum, # dit Vitruve, IV, 3, et 1 architecteromain a parfaitement raison, car les solives dont cet ornement est censé représenter 1 extrémité ne peuvent figurer qu enune place où se trouve de la résistance et non point en celle ou un allégement est réclamé.
2. La rose du moyen âge a son origine dans Yoculus pratique au-dessus des portes des primitives basiliques chré-tiennes, mais ce n’est qu’à partir du xii c siècle que ce genre d’ouverture prend quelque importance.
3. Ces stalles sont au nombre de cinquante-quatre.
4. Documents sur quelques artistes du Moyen Age et de la Renaissance nés dans l ancien diocèse de Meaux } ou qui yont exécuté des travaux, par Emmanuel Paty, dans le Bulletin monumental de 1846, p. 417.
3. Petit village du canton de Lizy-sur-Ourcq. Le retable en question se voit au maître-autel.
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