ILE-DE-FRANCE.
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reconnaître dans les grandes ouvertures du milieu. Bien plus, désirant fairepreuve d’un haut sentiment esthétique, on s’empresse de faire remarquer avecquel bonheur les petites fenêtres percées dans les épais massifs des côtés viennentcontre-balancer l’effet de ces vides larges et nombreux 1 .
Tout cela serait fort bien en certaine occurrence, mais ici nous croyonsdifficile de ne pas manifester quelque étonnement à la vue de l’étrange légèretéavec laquelle on traite une matière qui demanderait cependant un peu deréflexion. Loin que l’effet dont on parle ait jamais pu exister, il est parfaitementconstant au contraire que toute la partie droite de la riche et belle façadetournée vers la Seine, à l’exception du bas-relief légèrement déplacé 2 , est unemalheureuse invention des restaurateurs. Ces derniers, qui ne prétendaient pasfaire œuvre d’archéologues, mais désiraient seulement utiliser d’intéressantsdébris, ont isolé sur une terrasse une petite habitation primitivement reliée auxconstructions avoisinantes. De la sorte, ils se sont trouvés entraînés à recherchercet équilibre qui fait l’admiration des critiques d’outre-Rhin. Autant vaudrait, envérité, s’extasier devant le lourd couronnement en attique qui est évidemmentdû aux mêmes préoccupations 3 .
Si l’on veut se rendre compte de l’ancien état des lieux, il faut reporteren équerre sur la façade principale, à gauche, la jolie porte qui se voit aujour-d’hui à la partie postérieure de l’habitation. Nous avons ainsi deux côtés d’unecour étroite qui sans doute était séparée de la rue par un mur peu élevé.La concordance des moulures, du reste, ne laisse point de doute à l’égard decette disposition, qui est, en outre, bien connue par des descriptions et desdessins 4 .
De même, il est certain que les grandes arcades du rez-de-chaussée n’étaientpas fermées par un vitrage, qu’un simple stylobate à hauteur d’appui empêchaitseul de communiquer avec la cour. Aussi partageons-nous l’opinion de Willemin
1. « Die Façade dieses kleinen Baues unterscheidet sich so vesentlich von allen übrigen diesel Zeit... In ihrerGesammtanordnung erinner: sie am meisten an venezianische Palaste, sofern sie gleich jenen ihre Fenster in der Mitte zueiner Art Loggia zusammendrangt, auf beiden Seiten aber durch grosse geschlossene, nur von kleinen Lichtoffnungendurch-brochene Mauerflachen ein Gegengewicht schaff. » Lübke, op. cit. } p. 164.
2. Il occupait le dessus de la première arcade, également a droite, où se voient maintenant trois médaillons.
3. Ce qui n’empêche pas Lübke d’écrire : « Die Attika ist in leichterer Weise an den drei Mittelfeldern mit Wappen
und Emblemem geschmückt. » Op. cit., p. 165. .
4. M. Bosc, dans le II» volume de son Dictionnaire raisonné £ Architecture et des sciences et arts qui s’y rattachent ,p. 240 (Paris, 1877), a reproduit la maison de Moret d’apres un dessin exécuté en 1825 par 1 éminent architecte Vu y r.La disposition, que nous indiquons s ? y retrouve naturellement; mais, en revanche, certaines parties de la façade principa esont loin de présenter toute l’exactitude désirable, ainsi que nous le verrons bientôt. Sous ce rapport, Wi em
le meilleur guide que nous puissions avoir. Outre une bonne description, il a consacré à cette jolie construction p227 et 228 de ses Monuments français inédits.