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Tome I.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

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lecteur 1 . Le sujet, il est presque inutile de le dire, représente l'Education d’Achilleet le Rosso, usant du privilège de son art, a montré successivement le centaureChiron dans l’exercice des différentes pratiques auxquelles il s’était engagé. Aussi,le voyons-nous tantôt donnant des leçons de flûte à son élève, tantôt lui ensei-gnant l’escrime et tantôt la natation. Une seule scène peut-être offrirait quelquesdifficultés d’interprétation; c’est celle où, suivant le Père Dan, le jeune fils deThétis et de Pélée, à cheval derrière son maître, est occupé à courre le faquin a .Loin d’être un mannequin de bois et de paille qui naturellement devrait apparaîtresur le rivage, l’objet vers lequel se dirige sa lance semble bien plutôt placé aufond de l’eau.

Mais ce détail importe peu et mieux vaut, au lieu de le discuter, examineravec quel art chaque action est figurée. Le mouvement du centaure fendant lesflots en compagnie d’Achille, dont il secourt l’inexpérience, est surtout remar-quable. D’un côté se laisse apercevoir toute la timidité d’un premier essai, tandisque de l’autre apparaît la plus grande bonté mêlée à une ferme assurance. Quantà la scène où Chiron, debout sur ses pattes de derrière, étale son large poitrail,elle est d’une grande puissance de dessin. Puis, on ne se lasse pas d’admirer labeauté de l’architecture qui se déroule au second plan et abrite une foule depersonnages secondaires. La perspective est traitée avec une grande justesse et l’aircircule dans toute la composition qui est réellement animée et pleine d’un vif attrait.

Les Comptes nous ont conservé les noms des différents artistes qui, du12 avril 1^4 aux premiers mois de 1541, coopérèrent à l’œuvre immenseentreprise par le Rosso 3 . Seulement, au milieu de ces longues listes dont la séche-resse est désolante, difficilement distinguerait-on à qui revient l’honneur principalde tout ce que nous avons sous les yeux, si Yasari n’était encore un guide abso-lument sûr en cette occasion. Aussi, lorsque, parmi les sculpteurs, il ne trouveà citer qu’un seul Italien, Lorenzo Naldino 4 , plus connu chez nous sous le nom

cette fresque, de l’autre côté delà galerie, là où nous voyons aujourd’hui un grand panneau vide. En second lieu,une ins-cription latine, qui se trouve au-dessous de la gravure de Boy vin, parle d’une sculpture et non d’une peinture : ce qui compli-que la question.

t. Cette fresque, de beaucoup la mieux conservée, offre l’avantage de n’avoir pas été gravée jusqu’ici, double motifpour que notre choix se portât sur elle.

2. Trésor des Merveilles , p. <p2.

3. Comptes des bâtiments du Roi , t. I' r , p. 87-107 et 133-134.—Vasari dit qu’à la mort du Rosso la galerie n’étaitpas encore entièrement terminée : « Ciô fatto, fu commesso al Primaticcio che desse fine alla galleria che il Rosso avevalasciata imperfetta : onde, messovi mano, la diede in poco tempo finira con tanti stucchi e pitture, quante in altro luogosiano State fatte giammai. » Descripone dell'opere di Francesco Primaticcio.

4. Lavorono con il Rosso le cose sopra dette, di stucco e di rilievo, e furono da lui sopra tutti gli altri amati,Lorenzo Naldino fiorentino, maestro Francesco d’Orliens, maestro Simone da Parigi, e maestro Claudio similmente Pari-gino, maestro Lorenzo Piccardo, ed altri molti. » Vita del Rosso.