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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
miné, rien n’est mieux compris, et à grand’peine, dans le château de Fontaine-bleau, pourrions-nous citer quelque chose qui nous ait aussi pleinement satisfait.Tout à la fois le sculpteur a montré qu’il savait choisir avec goût les élémentsde sa composition, en combiner heureusement les différentes parties et apporterdans l’exécution des moindres détails un soin et une délicatesse véritablementprodigieux. C’est noble sans emphase, riche sans lourdeur, correct sans sécheresse,élégant sans gracilité.
Aussi, que de reproches ne mérite pas Vasari qui, se trouvant à même denous renseigner sur l’origine de ces boiseries, a négligé de le faire 1 ! Son silenceest d’autant plus regrettable que le langage tenu par les Comptes manque, dans lacirconstance, de clarté et de précision. Rien n’indique à quels travaux se réfèrentcertains payements qui rentrent dans la catégorie de ceux qu’il nous faut particu-lièrement prendre en considération. Cependant, en procédant par élimination,c’est-à-dire en mettant de côté tout ce qui, par le peu d’importance des sommesrelatées ou des dates nullement concordantes, ne peut raisonnablement êtreaccepté, nous sommes amené à voir dans la mention suivante la vérité si long-temps cherchée : Bastimens du Roy pour trois années commençans le janvier i 5 ^yet finies le dernier décembre i 54 - 0 .
Menuiserie .
« A Michel Bourdin, Jacques Lardant et Francisque Seibecq, dit de Carpy,maistres menuisiers et autres, la somme de 11,117 ^ v - 1 f s - 8 d. à eux ordonnéepar lesdits sieurs commissaires messieurs Nicolas de Neufville, chevalier, sieur deVilleroy, et Philbert Babou, aussi chevalier, sieur de la Bourdaizière, pour tousouvrages de menuiserie par eux faits audit chasteau de Fontainebleau 2 . »
Les derniers mois de l’année 1^6 avaient vu en quelque sorte terminer lesstucs 3 , et tout faisait un devoir de s’occuper sans retard des boiseries, dont l’exé-cution ne demandait guère moins de temps que celle des peintures. Si une objec-tion pouvait être présentée, ce ne serait pas, on le voit, au nom de la chronologie,et nous nous doutons bien que l’on attaquera plutôt l’origine, aux deux tiers
quadri, foderate seconda il costume di Francia all’altezza di quanco puô giugnere un uomo col braccio alzato, di legnameintagliato, e a luogo a luogo dorato. » Bibl. Barberini, Mss.
1. J Tacerô gl’intagliatori, i maescri di legname, ed altri infiniti, de’quali si servi il Rosso in queste opéré perchénon fa di bisogno ragionare di tutti, corne che molti di loro facessero opéré degne di molta Iode. » Vita del Rosso.
2. Comptes des bâtiments du Roij t. I er , p. 130.
3. Il n’en est pour ainsi dire plus question après le mois de novembre 1536. Op. cit.. p. 107,.