ILE-DE-FRANCE.
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qui se sont opérés, depuis trois cents ans, dans la distribution intérieure du château.Son nom étrange, le Pavillon, semble avoir surtout dérouté les recherches \ etpeu s’en faut que l’on n’ait relégué au rang des fables la tradition conservée parVasari. Cependant rien n’était plus facile que de porter la lumière dans cesténèbres, en apparence si profondes. Le chapitre consacré à la description desœuvres du Primatice, qui, sur bien des points, complète et rectifie les renseigne-ments contenus dans la Vie du Rosso, nous entretient également du Pavillon quiétait demeuré inachevé à la mort du dernier artiste 1 2 . Il décrit à nouveau les stucset les peintures, et, comme par hasard, rappelle que la salle en question se trou-vait placée au-dessus de la grotte des Pins. Car, nous le demandons, cette nym-phée n’est-elle pas clairement indiquée par les fontaines, les statues, les coquillageset les rocailles dont la réunion formait le plus merveilleux ensemble que l’imagi-nation ait jamais pu rêver 3 . Si l’œuvre du Rosso a péri, du moins le pavillon quilui prêta son abri et sans doute fut cause du nom que Vasari, ignorant des lieux,chercha à expliquer par certaines dispositions intérieures, est toujours debout àl’angle sud-ouest de la cour du Cheval-Blanc. Et puis, résultat qui n’est pas assuré-ment à dédaigner, aux arguments déjà invoqués en faveur de l’ancienneté relativede cette partie du château, s’en joint un dernier qui résout définitivement le pro-blème. Dès lors que les travaux dont nous nous occupons ont été commencéssous la direction du Rosso, il est incontestable que toute la construction pro-prement dite et, particulièrement, la grotte des Pins qui lui sert de base, sont deplusieurs années antérieures à l’arrivée de Serlio en France. Que l’on ne viennedonc plus nous parler de l’architecte italien dans une circonstance où son nomn’a absolument aucune raison d’être prononcé 4 5 .
Le désir de ne pas interrompre tout ce que nous avions à dire au sujet duRosso nous a entraîné quelque peu loin de la galerie de François I er . Néanmoins ilne paraît pas possible de passer sous silence les admirables boiseries qui, suivant lamode française, garnissent, à la hauteur de deux mètres environ, la partie inférieuredes murs s . Au point de vue de l’appropriation des ornements à un usage déter-
1. » Fece poi an’ alcra sala, chiamata il Padiglione, etc. » Vita del Rosso. Dans une note de l’édition Passagli(Firenze, 1828), le Pavillon est confondu avec la chambre de M" e d’Etampes.
2. « E per tacere Paître particolarità, è bellissima una stanza chiamata il Padiglione, per essere tutta adorna, etc. »Descripone dell’opere di Francesco Primaticcio.
3. « Di sotto è poi una stanza grande, con alcune fontane lavorate di stucchi, e piene di figure tutte tonde e dispartimenti di conchiglie e altre cose naturali, che sono cosa naravigliosa e bella oltremodo. » Loc. cit.
4. Suivant Vasari, la voûte de la grotte des Pins aurait été ornée de stucs par Domenico del Barbiere. Or noussavons que cet artiste fut précisément un de ceux employés dès le début par le Rosso.
5. C’est le secrétaire du cardinal Barberini lui-même qui, dans la relation inédite dont nous avons déjà cité unfragment, fait cette importante remarque. « Dopo quella sala, dit-il, sono due camere adornate medesmamente di