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Tome I.
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ILE-DE-FRANCE.

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teaux des bords de la Loire, il sait à l’occasion combiner ses lignes de manièreà produire les plus heureux effets. Même dans la première campagne, celle quis’étend de 1528 à 1^34 et vit s’élever la majeure partie des bâtiments de lacour Ovale, la galerie de François I er , ainsi que le rez-de-chaussée de l’aile enretour vers l’étang, les preuves d’un talent remarquable ne sont pas difficilesà signaler. Avec des matériaux rebelles à la sculpture, Gilles le Breton 11e pou-vait évidemment pas multiplier les ornements délicats, et l’on aurait mauvaisegrâce à lui reprocher une certaine simplicité qui se serait également imposéeà tout autre architecte. En outre, l’argent, en bien des cas, faisait défaut 1 , etnous pensons devoir principalement attribuer à cette cause les faiblesses dont laconstruction n’est malheureusement pas exempte. Mais qui ne verrait avec satis-faction, par exemple, la double entrée de l’escalier qui dessert les trois étagesdu pavillon de la porte Dorée ? Dans cette composition se trouvent en germestoutes les qualités qui se développeront plus tard. Aussi, la découverte desdocuments qui affirment les droits de Gilles le Breton sur le Péristyle, la cha-pelle Saint-Saturnin et la salle de Bal, tous édifices bâtis de 1540 à 1547, n’a-t-elle pu surprendre que les critiques d’aventure, peu accoutumés à saisir lamanière d’un maître et à tirer des conséquences logiques de l’emploi de cer-taines formes, de la répétition de certains détails.

Assurément, pour ce qui concerne la galerie d’Ulysse et les bâtiments secon-daires de la cour du Cheval-Blanc, nos raisonnements, quelque serrés qu’ils puissentparaître, n’ont pas la valeur d’un texte précis; mais l’on admettra facilement,croyons-nous, que de toutes les attributions hasardées jusqu’ici la nôtre est laplus vraisemblable. D’abord le nom de Pierre Chambiges figure dans les Comptes,et il faut bien trouver à quoi cet architecte a pu gagner une somme considérable.Ou les constructions qui nous occupent sont de lui, ou il est impossible de savoirce qu’il a jamais fait à Fontainebleau. Quant aux dates avancées, elles sont indis-cutables et nous ne voyons pas comment on s’y prendrait à l’avenir pour rajeunirtoutes ces constructions. A proprement parler, c’est la partie du château qui reçutla première son dernier complément, bien que, d’un autre côté, rien ne puisse êtreantérieur aux dates indiquées plus haut. Mais l’intérêt de la question se reporteprincipalement sur la grotte des Pins qui, loin d’être une œuvre authentique deSerlio, ainsi qu’on se plaît encore chaque jour à le répéter, était depuis long-temps livrée aux mains des peintres et des stucateurs, lorsqu’arriva en France lecélèbre théoricien.

1. Il reçut seulement, pour les travaux indiqués plus haut, 67,042 liv. 7 sols. Comptes des bâtiments du Roi, t. I er , p. 65.

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