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Tome II.
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ILE-DE-FRANCE.

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présent, le nom mis en avant se présente à nous d’une manière si naturelle quetout fait un devoir de l’accepter.

En second lieu, il ne faut pas oublier que les églises dont nous nous occu-pons sont généralement répandues sur les vastes domaines des Montmorency;

*

le connétable a donc pu tout naturellement avoir recours à son architectefavori. Quant à l’ordre dans lequel auraient été exécutées ces diverses construc-tions, rien n’empêche de l’établir d’une manière à peu près certaine. C’està Goussainville que fut fait, en 1559, le second essai du système décoratif quenous avons signalé à Luzarches 1 ; puis un peu plus tard Jean Bullant travaillaà l’église de l’Isle-Adam, qui était achevée en 1567 a . Enfin nous le retrouvons àMafiliers 3 , ainsi qu’au Mesnil-Aubry. Ce dernier édifice porte le millésime deQ 82, et, nous ne l’ignorons pas, à pareille date, depuis quatre ans déjà, lemaître était descendu dans la tombe 4 . Mais, outre qu’il s’agit ici de l’achève-ment des voûtes 5 , nous n’avons jamais prétendu que Jean Bullant ait tout con-duit de sa propre main. Après avoir créé un genre, sans plus s’occuper de lamise en œuvre, il a dû bien souvent se contenter de fournir des dessins.

II

Si, grâce à certains rapprochements, il est permis de combler les lacunes del’histoire, incontestablement doit-on jouir de toute liberté pour arracher aux textesleurs secrets. C’est pourquoi, lorsque nous rencontrons dans un ouvrage trop peuconnu û , qu’à la date du 2 j septembre 1552, Pierre Lemercier, suivant acte passédevant M e Ledru, notaire à Pontoise, reçut mission de terminer la haute tour

1. La date de 1559 et non pas 1569, comme le dit M. de Guilhermy (Inscriptions de la France , II, 574), se lit surun contrefort du chevet, au-dessous de l’écusson d’Anne de Montmorency.

2. Cette date est celle des nefs, qui seules nous intéressent en ce moment. Quant au portail, il était d’environ trenteans plus ancien et l’œuvre d’un tout autre architecte. Mais il n’en reste plus que des débris, assez bien reproduits dans larestauration moderne.

3. Le chœur seul appartient au xvr siècle; c’est un type charmant, que nous regrettons de ne pouvoir reproduire.A son sujet on a prononcé le nom, paraît-il, de Philibert de l’Orme; mais l’erreur est manifeste, bien que dans Le premierlivre d'Architecturej p. 145, se trouve un dessin qui puisse donner quelque peu à réfléchir.

4. Le 10 octobre 1578.

5. La date en question se lit, en effet, sur une clef de voûte. Nous pouvons ajouter que l’on ne cessa de bâtir,durant tout le xvi e siècle, au Mesnil-Aubry, car l’église actuelle en a remplacé une autre dont il reste encore le bas-côtéseptentrional, terminé seulement en 1531, mais dans le style flamboyant de l’ère précédente.

6. Recherches historiques } archéologiques et biographiques sur la ville de Pontoise } par l’abbe Trou. Pontoise, 1841,

p. 94.

il.

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