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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
évidemment qu’il a inauguré un genre dont il fera plus tard l’application à Magny,durant sa seconde campagne de travaux, et qui consiste à substituer aux voûtesd’autrefois de riches plafonds à compartiments variés et complètement couvertsde sculptures. En revanche, il est vrai, des vases sont réservés dans la pierre,partout où un pan coupé a été évidé en forme de niche, absolument comme auxdébuts du maître. Puis vient l’ornement, sur lequel nous avons attiré fortementl’attention et qui figure des volutes courant les unes après les autres.
Tout ce qui précède est le partage du portail méridional dont le plan,très habilement conçu, a été exécuté d’un seul jet. Du côté de l’occident, aucontraire, Jehan Grappin se trouvait en face d’une construction qui atteignaitdéjà la moitié de la hauteur projetée. Il ne restait donc plus qu’à continuerl’œuvre de ses devanciers et nous sommes obligé de l’avouer, il a été moins heu-reux dans la circonstance qu’on n’était en droit de l’espérer. Auprès de la partieinférieure, qui date des meilleures années du règne de François I er , ce quTl aajouté paraît quelque peu empreint de sécheresse et de raideur. Nous ne par-venons pas surtout à nous expliquer pourquoi il a terminé sa façade par unfronton circulaire; il y a là un manque de logique dont on ne trouverait peut-être pas d’exemple à une date aussi éloignée. En second lieu, il est bon de faireremarquer combien un entablement dorique était peu à sa place au-dessus d’unportail traité avec toute la grâce et toute la légèreté de la première Renaissance.Ce membre d’architecture diffère singulièrement, en outre, de ce que JeanBullant, nous l’avons vu, exécutait à l’occasion. Moins de franchise respire dansl’adoption des formes antiques et une certaine monotonie résulte, entre les tri-glyphes, de la répétition du même ornement 1 .
En dehors des monuments que nous avons cités et qui tous occupent larégion au nord de Paris, c’est à peine si çà et là, dans le champ offert en cemoment à nos recherches, se présente matière à sérieux examen. A Mantes, lesdeux derniers étages du clocher de Saint-Maclou, bien que construits sous lerègne de Henri II, sont absolument dépourvus d’intérêt, et nous devons aller-jusqu’à Montfort-l’Amaury pour trouver enfin une disposition originale et quisorte des données usitées en pareil cas. Vainement, en effet, chercherait-ondans une église une porte géminée qui soit ainsi surmontée de deux frontonsaigus, avec bustes saillants d’homme et de femme, et autres ornements particu-
i. Il n’y a d’exception que sur les contreforts, où le peu d’espace dont on pouvait disposer a fait substituerun vase à une patère. Quant aux demi-métopes qui occupent les angles, on sait à quelles discussions leur emploi adonné lieu en Italie, lors de la construction de la Libreria vecchia , sur la pia^etta de Venise. Cf. Selvatico, Guida diVenejia.