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Tome III.
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BRETAGNE.

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d’argent et même le simple verre blanc. Quant aux fonds, ils sont presquetoujours uniformément d’un bleu cendré, assez agréable à l’œil, quand il ne s’étendpas à de trop grandes surfaces. On a voulu, évidemment, tenir une juste balanceentre les tendances opposées, éviter d’obscurcir, tout en ne permettant pas à lalumière de se répandre avec abondance. Seulement, les moyens employés pro-duisent des effets heurtés, le vitrail se creuse en certains endroits, tandis quedans d’autres la juxtaposition de couleurs qui se font réciproquement valoirdonne en quelque sorte du relief aux figures.

Toutes les qualités et tous les défauts que nous venons de faire connaîtrese rencontrent dans la grande verrière de l’église Saint-Mathieu, à Quimper.C’est le meilleur type du genre, celui sur lequel on peut le plus facilementjuger l’école. Du reste, à Landerneau 1 2 , à la Roche-Maurice, à la Martyre, il y alieu également de s’arrêter devant des œuvres bien comprises au point de vueque nous avons indiqué. La même inspiration, sinon la même main, se mani-feste de la manière la plus évidente a . En outre, la présence des peintres verriersde Quimper doit être signalée à Cran en Spézet, à Saint-Fiacre du Faouet, à laTrinité de Langonnet, toutes localités placées autrefois sous la direction religieusedes successeurs de saint Corentin 3 4 . Quant à la chapelle de Saint-Mériadec enStival, on ne saurait la détacher du groupe précédent, bien qu’elle dépendît dudiocèse de Vannes*. Mais le voisinage suffit à tout expliquer.

Dans cette nomenclature ne figurent pas les deux églises d’Ergué-Gabericet de Kerfeunteun, l’une et l’autre situées presque à l’ombre des clochers deQuimper. Néanmoins la première a des vitraux qui ne laissent pas d’être fortcurieux, en dépit de leur style un peu barbare et de certaines incorrections dedessin. Ils ont précédé tous les autres, du reste, car ils sont datés de i $26. Ceuxde la seconde, au contraire, viennent clore la liste, et, chose à remarquer, bienqu’exécutés en M75, rien ne dénote en eux la moindre décadence 5 . L’école deQuimper, sans s’être jamais élevée bien haut, sans pouvoir rivaliser avec celle deTréguier, non plus qu’avec celle de Rennes, est demeurée jusqu’au bout au niveau,très suffisant encore pour sa gloire, qu’elle avait atteint presque tout d’abord.

1. Eglise Saint-Thomas.

2. Surtout à la Roche-Maurice qui est une copie de Saint-Mathieu de Quimper.

3. Les deux dernières, depuis la nouvelle division administrative, suivent les destinées du département du Morbihan.

4. Canton de Pontivy.

5. Voici quelques dates importantes à relever : la Roche-Maurice, 1539, Cran en Spézet, 1548, Saint-Fiacre duFaouet, 1552, Saint-Mériadec, id. Cette dernière porte l’inscription suivante : En l'an 1 5.., fut faide ceste vitre et fut louvrierleh le Flamant. Mais il s’agit ici de l’officier chargé de l’entretien de l’œuvre ( Operarius fabricae ) et non du peintreverrier. Cf. André, de la Verrerie et des Vitraux peints dans Vancienne province de Bretagne , p. 174.

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