BRETAGNE.
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était bien certainement son neveu et non son fils. Quant à Philippe, Marthe,Jehan et Robert, ils doivent être regardés comme les enfants d’un frère deFrançois, par conséquent comme les petits-neveux de Michel. Du reste, n’avons-nous pas le témoignage de Brèche qui dit, en parlant du chef de l’école de Tours :Cœlebs totam vitam egit? La question est donc tranchée depuis longtemps;cependant nous comprenons qu’un chercheur l’ait soulevée à nouveau, dans laconviction où il était d’avoir mis la main sur des documents révélateurs.
Et maintenant, après tout ce qui précède, faut-il encore revenir sur lerôle important joué par Michel Colombe dans le développement de la sculpture
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STATUE DE FRANÇOIS HAMON, ÉVÊQUE DE NANTES.
en France ? Ce n’est pas lui qui le premier a rompu avec le moyen âge, etl’honneur, suivant nous, en revient à Claux Sluter. Mais la tentative du maîtreflamand était demeurée sans enseignement pour ses successeurs. L’héritage qu’ilsavaient recueilli, loin de prospérer entre leurs mains, tendait plutôt à diminuerd’importance. Aussi nous ne craignons pas de le dire, Colombe eût plus àapprendre de la vue des merveilles exécutées un demi-siècle auparavant quedes leçons de tous les tailleurs d’images réunis alors dans la capitale des ducsde Bourgogne. Ne serait-on pas même porté à croire que s’il vint s’établir àTours, c’est qu’il voulait se soustraire à certaines influences d’atelier? Dans tousles cas, à partir de ce moment, rien n’arrête plus l’essor de son génie.
Les principes qui présidèrent aux plus belles créations de la Renaissancesont mis en œuvre, et si la vie ne succède pas précisément à la mort, du moinsune transformation complète est opérée dans la manière de comprendre etd exécuter. C’est ce qui explique l’immense renommée de Colombe, tour à tourappelé à satisfaire des personnages résidant dans les différentes parties de la
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