BRETAGNE.
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D’un autre côté, le duc de Mercœur, vers la fin du xvi e siècle, fit ajouterdeux bastions assez peu remarquables. L’un d’eux, qui existe encore, se recon-naît facilement aux grandes croix de Lorraine grossièrement sculptées sur sesmurs. Du reste, il faut bien l’avouer; ce n’est pas la Renaissance qui, dans lechâteau de Nantes, tient la première place. François II, qui avait sous la mainun habile architecte, Mathelin Rodier 1 , s’était empressé de tout transformer, etl’on comprend l’exclamation de Henri IV à la vue des splendides constructionsélevées de 1466 à 1482 : « Ventre-Saint-Gris! mes cousins les ducs de Bretagnen’étaient pas de petits compagnons ! »
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MACHICOULIS DU CHATEAU DE NANTES.
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Cette impression si pittoresquement rendue, on l’éprouve également lors-qu’on visite un autre château partie en ruine, partie encore en assez bon état,qui couvre à Châteaubriant une étendue considérable. Quelle ne devait pasêtre la puissance des seigneurs qui, avec leurs propres ressources, menaientà bonne fin une pareille entreprise ! Car il importe peu que tout ne soit pasde la même date ; la seule partie remontant au xvi® siècle, et qui est de beau-coup la plus étendue, suffirait amplement à justifier notre dire. Jean de Lavalne s’est pas contenté d’ajouter à l’œuvre de ses prédécesseurs, il a bâti de
t. Dans un compte de 1475, publié parM. de La Borderie, nous lisons : Mandement d’allouer à Guillaume GérancCe que il monstrera avoir païé à Mathelin Rodier , maistre des œuvres de Saint-Pierre de Nantes , pour avoir vacqué, laditederniere année, sur les édiffices dudict chasteau^ pour les devis d’iceulx. » Les conducteurs des travaux sont eux-memes indi-qués. C est d’abord Jacquet Bodart, puis Jehan Rousseau. Le maître couvreur est Jehan Bouyer; le maître charpentierPierre Champeigne.