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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
un ensemble de décoration établissant un lien entre les différents étages et seprolongeant même, bien que sans utilité, assez haut sur les toits. Car nous nesommes pas ici en présence de lucarnes, et l’architecte a seulement voulu
donner à la composition un cou-ronnement en rapport avec sarichesse.
Un détail qui n’a pas étéremarqué jusqu’ici fait connaîtreapproximativement à quelle épo-que furent exécutés les travaux.L’écu de Guy XVI, en effet, semontre à la façade principale en-touré du collier de l’ordre de Saint-Michel, ce qui n’a pu avoir lieuavant l’année 1517 h Quant aumonogramme faussement lu AE,et qui se compose en réalité detrois lettres liées ensemble, ANE,on ne saurait y voir autre chosequ’une allusion au nom de lacomtesse de Laval. De même est-ce la devise de la noble damequi se trouve répétée jusqu’à troisfois sur une banderole : SESESE.Les contemporains ne s’y trom-paient pas, et pour eux cetteénigme se traduisait par les mots :Semper eadem.
Nous ne croyons pas néces-saire de parler plus longuement du château de Laval qui ne présente, ensomme, qu’un assez médiocre intérêt. On juge surtout sévèrement les construc-tions élevées par Guy XVI, si on les compare à celles que son futur beau-père, Jacques de Daillon 2 , poursuivait dans le même temps à l’autre extrémitédu Maine. Car, bien que réduit à une seule façade, le château du Lude
CHATEAU DE LAVAL.
1. Recueil historique des chevaliers de l’ordre de Saint-Michel , dans la Revue historique et nobiliaire , 1879, P- 4 ^ 9 -
2. A la mort d’Anne de Montmorency, Guy XVI se remaria, en 1525, avec Antoinette de Daillon.