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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

Epicure, Salomon, Linus, Musée, Platon, Aristote, Plutarque, Eschyle, Térence,

Ovide et Cicéron 1 . L’érudition de Jean Olivier, qui a tout

dirigé de son

vivant a ,

ne se trouve jamais en défaut, et, loin de l’accuser à cette occasion de tendancespaïennes, nous sommes persuadé, au contraire, qu’il a voulu seulement appelertoute l’antiquité classique en témoignage de sa foi. N’est-ce pas la même pensée

qui domine chez les Pères de l’Église lorsque, dans leurs écrits, ils parlent avec

Teste David cum

et des

égal respect des prophètes

Si Jean Olivier, dans sa cathédrale, avait un endroit tout trouvé pour sasépulture, il n’en était pas de même de René de Cossé, seigneur de Brissac.Aussi ce dernier, de concert avec Charlotte Gouffier, sa femme, fit-il, en 1532,

jeter les fondations d’une église destinée à lui donner satisfaction. La construc

tion, semble-t-il, marcha assez rapidement, et au bout de peu d’années on pouvait

déjà s’occuper de l’œuvre principale. Dans la pensée des intéressés, il s’agissait delutter avec les merveilles toutes récentes dont s’était enrichie la célèbre collégialed’Oiron. Et, de fait, autant qu’on en peut juger par les mauvais dessins deGaignières, l’imitation ne laissait pas trop à désirer 4 . Sous plus d’un rapport, il est

donc regrettable que le marteau révolutionnaire ait tout détruit sans pitié. Il ne

reste plus maintenant à admirer, dans l’église de Brissac, si l’on ne tient comptedes belles proportions du chœur, que le riche et élégant fenêtrage du bas côtéméridional. Les meneaux sont combinés d’une manière aussi heureuse qu’à laFerté-Bernard *, et le rapprochement sur ce point entre les deux édifices est deceux qui s’imposent naturellement.

Nous en aurions fini avec l'architecture religieuse si, au début du règne deHenri II, la fabrique de l’église Saint-Pierre, à Saumur, pour offrir plus d’espace

1. Les médaillons, qui étaient au nombre de vingt-quatre, ne figurent pas tous aujourd’hui à leur ancienne place.

Plusieurs d’entre eux, après diverses vicissitudes, ont été recueillis au musée Saint-Jean, où ils sont catalogués sous lesn” s 60, 62, 63 et 64, section des Inscriptions.

2. P. deFarcy, op. cit., p. 40. Le monument a donc été élevé entre les années 1532 et 1540, puisque Jean Oli-vier est mort à cette dernière date.

3. Si Jean Olivier, dans l’une des quatre pièces gravées sur son tombeau et dont le texte nous a été conservé parBruneau de Tartifume, transforme son prénom en celui de Janus (Janus Oliverius jacet hic , etc.), c’est que la mesure duvers le demandait. Mais tout est parfaitement chrétien dans ces inscriptions où nous lisons des hémistiches comme les

suivants :

Peccavi , fateor, quis enim offendisse negabit ,Ai veniœ in XPÜ spes mihi Jirma fuit.

Hanc spern vos fratres precibus votisque iuvate ,Manibus ut nostris pax sit et alla quies.

4. T. VIII et XXXV. Ce tombeau, isolé au milieu du chœur, est également reproduit dans Montfaucon, Monu-ments de la monarchie française , t. IV, pl. 50.

5. Voir plus haut, p. 129.