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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

qui eut lieu le 14 décembre 1545 R En outre, la grosse tour contre laquelles’appuie la galerie, à l’angle nord-ouest, porte la date de 1548 et un tuyau decheminée près de la chapelle, celle de 1550.

Au point de vue architectural, tout ce que l’on peut admirer de l’extérieurne présente pas un très grand intérêt. L’aile gauche elle-même qui, cependant, aété respectée dans une certaine mesure, fait une figure assez maussade du côtéde la cour, avec sa façade abaissée et ses lucarnes d’une époque beaucoup plusrécente 2 . On se prend à regretter les sommes énormes dépensées par le fastueuxduc de la Feuillade 3 . Le château a perdu de son élégance et de sa légèreté sansêtre plus régulier; car l’aile de droite, qui répétait celle de gauche, a fait placeà un simple rez-de-chaussée terminé en terrasse. Nous n’avons plus, autour de lacour, sur l’allège des fenêtres, cette série de trente-quatre médaillons en marbreblanc, où les souvenirs de l’histoire romaine se mêlaient à ceux des romans dechevalerie 4 . Egalement ont disparu les Termes en terre cuite qui faisaient si boneffet dans les niches du premier étageToutes les façades sont devenuesfroides et nues, s’harmonisant parfaitement en cela avec la cour dont la bellefontaine de marbre blanc, si elle n’a pas été brisée comme la statue équestrede Henri II, placée en arrière 6 , voit ses débris utilisés dans la collégiale auxusages les plus divers 7 .

r. Le même monogramme, sous sa forme grecque, figure au bas de plusieurs miniatures tirées d’un livre d’heuresayant appartenu à Claude Gouffier, ce qui a fort intrigué jadis Ambroise-Firmin Didot. « Le rév. père Cahier, dit-ildans son Recueil des œuvres de Jean Cousin (Paris, 1873, p. 17), auquel je me suis adressé, m’a déclaré ne pouvoir expli-quer le sens de ce chrisme d’une manière satisfaisante.

« Je crois en avoir pénétré la signification.

« La forme ronde qui domine dans ce monogramme est la lettre O, initiale du mot Oiron, ce séjour alors fortuné, etl’objet de l’affection particulière que lui portait ce grand ami des beaux-arts, l’opulent Claude Gouffier. La barre per-pendiculaire est la lettre I, nous avons donc 01 (entouré d’un rond), ce qui donne Oiron, sorte de rebus pareil à tantd’autres si fréquents à cette époque. Le tout est dominé par la lettre X désignant le Christ. »

Le lecteur choisira entre l’interprétation proposée ici et la nôtre.

2. Cette opération, qui avait pour but de laisser plus d’importance au corps de bâtiments principal, a été faite dansla seconde moitié du xvn e siècle.

3. François d’Aubusson, de 1667 à 1691.

4. Benjamin Fillon, l’Art de terre chei les Poitevins , p. 73. Onze de ces médaillons subsistent encore, ils sont ainsidésignés par des inscriptions placées au-dessous : Mahomet soltan , Augustus pater divus, Imperator Galba , Antonius aug.imp.j Imperator Vespasianus } Tittus Vesp v imper., Imperator Hadrianus , Marchas Antonius } Philippus imperator ^Traianusimperator, Nero imperator. Suivant une quittance datée de 1551 (B. Fillon, op. cit., p. 76), ces médaillons, au nombre dehuit tout au moins, seraient l’œuvre de Mathurin Bomberault dit l'Orléanais, fils, très certainement, de Benoist Bombe-rault, sculpteur habile dont nous avons eu souvent à citer le nom.

5. Quatre ou cinq de ces Termes, enlevés à leur ancienne place, sont aujourd’hui relégués au fond delà grande galerie.

6 . « Item, nous sommes transportez de laditte gallerye en la cour devant le chasteau, où estant avons trouvé lastatue du feu roy en victorieux à cheval, laquelle est de layton et, de là en avant, soubz un appentif, la fontayne de pierrede marbre, que ledict seigneur de Boisya ordonné faire cest an présent. « Inventaire dressé en 1559, à l’occasion du troi-sième mariage de Claude Gouffier.

7. Le piédestal triangulaire, orné sur chaque face de sculptures peu accentuées, qui figurent des tritons se jouantdans l’onde, sert de support à un pupitre. Quant à la grande vasque, placée près de l’entrée, elle constitue, vu sa hauteur,un bénitier de la plus grande incommodité. M. A. de Montaiglon, contre toute vraisemblance ( Ga\ette des Beaux-Arts.