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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
de la vix, a esté délibéré et... conclud qu’il sera payé et lui sera avancé x livresjucques à la perfection de l’euvre, par Pierre Giraudeau, recepveur, ou parAndré Bidault, précédent (?) recepveur, qui seront allouez à leurs comptes enrapportant acquit du dit Berthomé \ » Plus loin nous lisons : 6 septembre 1535:« A esté délibéré et conclud que le dit Bidault baillera au dit Berthomé lasomme de dix livres tournois 1 2 . » Enfin, le 24 septembre de la même année :
« Touchent M e Mathurin Berthommé, m e masson qui requiert. de la massonne
de la maison de la ville et dict luy rester [due] la somme de xvm livrestournois, a esté délibéré parce que le dit Berthommé a receu de Antoine Bour-guignon iii c livres, par deux acquitz, — de Pierre Bernard ou sa femme,1111 e livres, par troys acquitz, — de Audet Savignon CL livres, aussi par deuxacquitz, — de André Bidault V e Lxx livres, par six acquitz, — de Pierre Girau-deau xii livres, par ung acquit, —• faisant la somme de xmi c xxxii livres et que ladite somme de dix huyet livres luy soyt baillée pour parfaire l’entier payementde xim e L livres tournois, que se montoyt le prix faict de la dite maison de céans,dont il baillera acquict général; sur laquelle dite somme de xvm livres tournoissera défalcquée la somme de Lx solz tournois qu’il receut dudit Savignon pourle droict de mouton de l’ascension pour lequel il auroyt receu C solz tournoisdesquelx.... les comptes dudit Savignon ne luy auroyt esté alloué que xL solztournois et par ce ne reste que xv livres tournois qui luy seront baillez parledit Bidault, qui luy seront allouez à ses comptes en rapportant acquictdudit Berthomé 3 . »
On le voit, l’hôtel de ville de Niort est bien l’œuvre de Mathurin Ber-thomé qui reçut, au cours des travaux, différentes sommes s’élevant au total de1,450 livres tournois. D’après la valeur différente du marc d’argent sous François I eret de nos jours, soit 14 francs et 54 fr. 40 c., nous arrivons environ à5,700 francs. Mais alors une journée de maçon ne se payait que o fr. 61,la sculpture d’un chapiteau, quelque compliqué qu’il fût, comme ceux deChambord par exemple, 5 fr. 20, celle des « mirouers et louzanges » o fr. 88 4 .Les 1,450 livres tournois, dont parle le registre des délibérations municipales,étaient donc parfaitement suffisantes pour couvrir les dépenses et rémunérer les
1. Archives de la ville de Niort , registre n° 335, p. 37. Cette transcription et les suivantes nous ont été fourmespar M. J. Berthelé, archiviste des Deux-Sèvres. M. E. Breuillac, dans sa brochure intitulée : l’Ancien hôtel de ville deNiort et sa restauration en 1535, Saint-Maixenc, 1885, reproduit les mêmes documents, mais d’une manière absolumentfautive, d’après une copie faite par Apollin Briquet, il y a plus d’un demi-siècle.
2. P. 44.
3. P. 51-52.
4. Le premier terme désigne l’ornement appelé maintenant disque.