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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

n’en citer qu’un seul, bien que bâti au début du règne de Louis XIII, présenteencore la physionomie d’une construction du temps de François I er . On diraitque, dans cette contrée où, depuis l’ère romane qui avait été si brillante, le sen-timent artistique s’était en quelque sorte émoussé, il a fallu, pour produire unébranlement, un temps beaucoup plus long qu’ailleurs.

I

Comme dans la plupart des autres provinces, il est intéressant de connaîtrela manière dont sont distribués les édifices religieux sur le sol de l’Angoumois.Tout l’arrondissement de Confolens est absolument déshérité et celui de Ruffec par-tage à peu près le même sort, car on ne saurait attacher grande importance auxremaniements subis par l’église du chef-lieu, dans la partie droite de sa façade. Ilfaut aller jusqu’à Angoulême pour trouver matière à sérieux examen. Là, en effet,se voit, ou plutôt se voyait naguère encore, une très riche et très curieuse chapelle,élevée par les Saint-Gelais dans les premières années du xvf siècle 1 . Nous revien-drons bientôt sur cet édifice, qu’une précieuse collection de dessins exécutés entemps opportun et quelques débris heureusement conservés 2 permettent de recon-stituer en son entier. La chapelle du prieuré de Saint-Florent, à la Rochefoucauld,est également détruite; mais nous savons quelle rappelait par son style legrand château voisin 3 . La même influence se montre à Pranzac, où une voûte

r. Elle a été détruite en 1854 par l’architecte chargé des restaurations de la cathédrale. Cf. Note descriptive sur lachapelle de Notre-Dame-du-Salut , connue sous le nom de chapelle de Saint-Gelais , par A. de Rochebrune; Poitiers, 1863.Nombreuses planches.

2. Au musée et dans le jardin de l’évêché.

3. Michon, Statistique monumentale de la Charente } 1844, p. 329.