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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

plus belle période de la Renaissance passe pour ainsi dire inaperçue, et c’est seu-lement vers la fin du xvi e siècle, lorsque la décadence se fait partout sentir, queçà et là, principalement dans les monuments religieux, l’indépendance est à l’ordredu jour.

I

Suivant la tradition, la jolie église de Lonzac, aux environs de Pons, auraitété bâtie par Jacques Galiot de Genouillac le célèbre grand maître de l’artilleriesous François I er , en mémoire de sa première femme, Catherine d’Archiac, filledu seigneur du lieu 1 2 . Et, de fait, les disques ou patères qui se succèdent indéfi-niment dans la longue frise déroulée au pourtour extérieur sont partout séparéspar des I et des K. Les meubles des écussons figurés au-dessus du double portail,à la façade, bien que mutilés, ne laissent pas cependant d’être reconnaissables, etl’on y trouve la confirmation des premiers indices 3 . Enfin, dans les bas-reliefs qui,au même endroit, nous montrent, d’un côté, Hercule au berceau étouffant lesserpents envoyés par Junon, de l’autre, la lutte du dieu contre le lion de Némée,il est impossible de ne pas voir une allusion à la vaillance et au courage déployéspar le fondateur depuis sa plus tendre enfance 4 .

L’église de Lonzac, par son style, appartient au premier quart du xvi e siècle.Tout porte à croire qu’elle a été construite aussitôt après la mort de Catherined’Archiac, c’est-à-dire entre les années 1515 et 1520. La date de 1530, habi-tuellement mise en avant, ne saurait pas plus être admise que l’attribution à Nicolas

1. Plus régulièrement Jacques Ricard de Genouillac. Galiot est un surnom donné sans doute à la suite de quelqueexploit maritime dont l’histoire n' - a pas conservé le souvenir. Sa signification est celle d t pirate, forban, corsaire.

2. Jacques d’Archiac, baron de Lonzac.

3. A dextre, écartelé au i cr et 4 e d’apr, à trois étoiles d’or en pal, au 2 e et 3 e d'or à trois bandes de gueules, qui estde Genouillac; à sénestre, de gueules, à deux pals de vair, au chef d’or, qui est d’Archiac.

4. Cf. Brantôme, Hommes illustres. La manière dont les deux sujets sont traités nous semble empruntée à des pla-quettes de Moderno.