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Pensées sur la tactique et la stratégique ou vrais principes de la science militaire / par de Silva
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de ? ennemi ; & qu on peut au contraire entreprendre sur sesquartiers sils font plus étendus , ou tout au moins lui donnerdes sujets dinquiétude & dalarme. Mais cela dépend beaucoupde la constitution du pays. En Silésie, par exemple, on peutdonner aux quartiers beaucoup moins détendue qu en Bohème^parceque la Silésie est plus peuplée, plus riche & fertile,Sc que les villages y sont moins éloignés les uns des autres.

On doit bien prendre garde de ne pas donner de fauxpoints d appui aux quartiers. Nous avons déjà dit quil ne fautpas trop se fier aux rivières, & nous en avons indiqué les in-convéniens. Jajouterai ici quil y en a quelques unes, qui for-ment dans certains tems des bras considérables. On les prendpour une protection sûre, mais les eaux venant à baisser, elleslaissent à sec le terrein de ces bras, Lc l'on se trouve privé dela défense sur la quelle on avait compté» Jai vu arriver cela,& c est pourquoi je fais cette remarque.

II faut que les différentes armes se soutiennent réciproque-ment dans les quartiers, ainsi que dans les camps , dans lesordres de combat, & dans toutes les circonstances de la guerre ce soutien mutuel esb praticable. Je ne m arrêterai point icià faire voir encore combien cet avantage est inhérent à monsystème, puisque je lai tant de fois répété, & quon doitmavoir entendu. Jobserverai seulement que lorsquun quartierde cavalerie est exposé il faut lui donner de linfanterie pourse défendre, & que les armes doivent être surtout entremêléesdans les quartiers des ailes»

Si on est obligé détablir ses quartiers dans des pays demontagnes, rien ny est plus à charge que la grosse cavalerie.Elle ny peut guère agir, & ny subsiste quavec peine, caril est bien difficile, malgré toutes les précautions, quil ny aitdisette de fourrages. On est donc heureux de pouvoir sen-barasser, & 1 envoyer fur ses derrières dans des cantons sûrs, &commodes pour la subsistance. En pareil cas il faut garder les hus-sards & les dragons pour les détachemens & les partis. Mais file renvoi de la cavalerie n est pas possible , & si lon est forcéde la cantonner dans les montagnes, il faut létablir dans lesquartiers de la queue les moins exposés, & dans le pays le plusouvert ot le plus fourrageable. On doit toujours y joindre asseá

din-