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Pensées sur la tactique et la stratégique ou vrais principes de la science militaire / par de Silva
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ET STRATEGIQUE. 337

considérable le sergent sectionnaire & le chef-sergent sy trou-veront} & íì elle est plus grave lofficier même assistera à lapunition. II faut qu aucun individu dans les troupes ne puissejamais commettre impunément des sautes volontaires. Tous sessupérieurs en doivent être responsables, & à cet esset on puniraauni sévèrement le supérieur pour navoir pas puni, que linfé-rieur pour avoir manqué.

La Religion, & par le culte qu* on doit rendre à lEtre Su-prême , & par linfluence qu elle a fur les moeurs & fur tousles devoirs , est un des plus forts liens de la discipline militai-re , & par conséquent un objet de grande attention pour ceuxqui commandent. Ils doivent exiger quofficiers & soldats ob-servent tous exactement, & avec le plus grand respect, les rits& les cérémonies de la religion qu ils professent. II faut quecette religion leur parle au cœur plutôt qu à 1 esprit, qu elleleur imprime la plus haute idée du serment qu ils ont prêté àleur Souverain & à leurs drapeaux , & quelle tâche de leurinspirer ces mœures douces qui accompagnent toujours la véri-table valeur ; des sentimens dhumanité , de générosité, de ver-tu , dhéroïsme. Mais peut-on espérer cela de ces aumôniers,qui, destinés à morigéner les autres , ont encore plus besoin dese morigéner eux-mêmes, & ne donnent que des exemples dedébauche & dirréligion ? Ou bien de ceux qui, pétris digno-rance & de préjugés , ne font propres qu à énerver les coura-ges ou à exciter la superstition? II faut donc prendre garde dene pas confier à des libertins, ni à des ignorans , un emploidune si grande conséquence, & de ne choisir pour ministresde U religion que des personnes dont la piété solide , la sages-se, ôt l es lumières soient bien reconnues, si on ne veut pasvoir les armées infectées de ce monstrueux mélange de super-stition & de libertinage , qui enfante des mœurs si corrompues& si atroces. Ces ministres éclairés de la religion le font né-cessairement de la morale, fans la quelle il ne peut y avoir dereligion, c est-à-di re de culte digne de la Divinité. II fautquils soient versés dans lhistoire , & quils y puisent leursleçons. Rien n affecte tant les hommes que le récit desactions généreuses. Leur exemple fait plus dimpression, &msiniment plus propre à faire aimer la vertu, que les déclama-

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