Buch 
Pensées sur la tactique et la stratégique ou vrais principes de la science militaire / par de Silva
Seite
348
JPEG-Download
 

34 g TACTIQUE '

des individus. Lhabitude fait tout, mais elle a ses bornes. Envoulant les passer on va souvent au de- du but , & on neT atteint pas.

3, me vue. Rendre tous les exercices relatifs à la guerre,tant ceux de la gymnastique, dont je ne ferai point ici lénu-mération , * que tous ceux généralement qui peuvent leur don-nerde la vigueur, de T adresse, & de Pagilité.

4. me vue. Piípofer lesprit à toutes les connaissances, &faciliter 1 ordre & lenchaînement des idées par la logique,non par cette logique qu 3 enseignent les grammairiens dans leursécoles, & qui serait entierement inutile à des militaires ; maispar une logique, qui, bien loin de consister dans des règlesinintelligibles, ne soit que l 3 habitude d avoir des idées, nettesdes choses, de raisonner juste, de chercher la vérité , de nad-mettre que des principes éyidens, ' & d' en tirer des consé-quences claires & exactes.

5 vue. Ne rien enseigner aux éleves de superflu, ni defrivole. Les objets de leurs études doivent être la morale, lesmathématiques, toutes les parties élementaires & sublimes dela tactique , 1 histoire, la géographie , les langues. La géo-métrie est comme ie tronc d' òu partent presque toutes lesbranches de la théorie militaire, & le nombre de ces branchesest immense. II est vrai qu il; ne s agit point d 3 une géométrietranscendante, plus admirable qu 3 utile-, & qu 3 on ne doit en-seigner des mathématiques que ce qui a un rapport direct &immédiat à ? art de la guerre. Mais que de parties à appren-dre ! La géométrie élémentaire , l 3 algèbre , la trigonométrie , laméchanique, l 3 hydrauliquela fortification l 3 attaque & la dé-fense des places, la tactique, la stratégique.

6. me vue. Observer de joindre toujours la pratique à lathéorie, & de chaque manœuvre en faire, autant qu 3 il estpossible, 1 application au terrain & aux circonstances : je disautant qu il possible, parce ejue les grandes opérations nefont praticables qu a un certain point par un corps peu nont-breux.

,, A ceux de la danse, de 1 es- dre celui de la natation, absolumentcrime , du manege^ on devrait jom r negligée, & non moins nécessaire.