SUR.LA GUERRE DE *769.
Prince vint voir le petit corps de Bónneval qu’ il protégeait,en fut très-satisfait, eût bien voulu qu' il existât , & ordonnade le congédier. Cet Empereur qu' on •croit st despotique esouvent 1’ esclave de 1' ignorance superstitieuse, du fanatisme,& des cabales qui abusent de la crédulité du peuple. UUkmfait presque toujours trembler le Sultan. ■
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SECONDE- PARTIE.
Projet d opérations pour les RuJJes*
•^es observations qu’on a lues, & celles qu' on va lire, n’ ont cer*Vainement pas été faites ni les unes ni les autres par un vain esprit. e critique , mais pour faire sentir par des exemples, bien plusmstruAifs que des hypothèses , 1’ évidence & la solidité desprincipes d’un art qu’ on ne saurait assez approfondir, puisqueU fureté & la gloire des états en dépendent. Parmi ces exem-pEs les nouveaux frappent plus que les anciens , & les faitscontemporains, ordinairement moins équivoques, fournissent pluscle lumières quand il n’ y entre ni flatterie ni satyre. Les fau-tes ; & les erreurs font des leçons non moins utiles que lesopérations les plus sages, car elles nous garantissent d’en com-*P e ttre de semblables. Mais pour en tirer cette instruction ilsavoir les discerner, ne point juger par les apparences,, re monter aux causes. Ce n’ est qu' en suivant cette règlep n P eut apprécier au juste la bonté des dispositions. Quedûs totalement au hasard, ou à l’ineptie d’un ad-Verfa p ignorant !
11 6 Pl an général de cette guerre, formé par l’Impératri-1 e e îssême, lorsqu’elle se vit réduite à la nécessité de pren-p se une l u ste vengeance des affronts & des hostilités de laorte, ce plan, dis-je, ne pouvait être plus beau ni mieuxombiné. II était digne de son vaste génie , & de sa grandep p. e ‘ Çukulé d’ailleurs fur 1’ état de faiblesse où se trouvaitm ptre Ottoman par l’ignorance du Divan, par l’indiscipline