SUR LA GUERRE DE 1769. *9
II avait été résolu d’ouvrir la guerre par la surprise deChotczim *, place frontière de la Moldavie, située sur une hau-teur garantie du côté du Niester par un escarpement inattaqua-ble, mais dont la garnison était faible alors, & les ouvrages ducôté de la Moldavie mal entretenus. II fallait, pour réussir danscette expédition, beaucoup d’ ordre & d’ activité, hâter lamarche vers le Niester le plus qu’il était possible Ze en déroberen même tems la connaissance à l’ennemi, p aster le fleuve dans1’ endroit le moins éloigné & le plus propre a ne laiffer devantfoi aucune espèce d’obstacle, & tomber rapidement sur la placesans donner le tems à la garnison de se reconnaître.
On ne saurait disconvenir que la marche des Russes dansla Podolie n’ait été trop lente & trop démasquée, & qu’ ellen' ait donné le tems aux petits corps de troupes Musulmanesdispersées dans la Moldavie de se rassembler pour renforcer lagarnison de Chotczim, & à Karaman-Pacha celui d occuperle retranchement, & de s* opposer aux mouvemens de 1 armeeavec un corps considérable de cavalerie. La direction de cetteMarche fur Kalus , & le passage du Niester dans cet endroit,la retardèrent encore de dix ou douze ]Ouf, & donnerent aussile tems d'arriver au Seraskier Ali-Pacha envoyé au secours deChotczim à îa tête de vingt mille hommes, auxquels s eta.itjoint le Pacha de Caramanie avec ses troupes Natoliennes.
En passant d’ailleurs , fans aucune nécessite, le Niester aussibas qu’aux environs de Kalus, on mettait devant foi tous lesobstacles possibles. II fallait traverser la forêt de Szuanlas , &s e xposer à être battu au débouche. On courrait les me m es
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Mais la garnison était très-soible aucommencement. Elle devint ensuitetrop forte, car elle s’accrut jusqu’àvingt mille hommes , indépendam-ment des quarante mille qui sous lesordres de Karaman-Bacha occupèrentbientôt le vaste retranchement, queles Turcs avaient formé à la hâtesous la place; retranchement très malconstruit, Sc composé de tranchéesfans soscinage, Sc sons banquettes.
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