Introduction. -
te de sa profondeur, 11 Hérodote ne nousassuroit que ce pont a existé. Il ajoute deplus qu’il n’a été qu’une année à bâtir.
L’Egypte à fon tour devint célébré (i)par la grandeur & Pimmeníité de ses Edifices jmais dans cette contrée, nul Prince ne íedistingua autant que Sésostris par le loin qu’il
f ) ri t de construire des ouvrages utiles. Danse loisir de la paix que venoient de lui pro-curer ses conquêtes, il fit élever cette belle
(i) L’ancicnne Egypte qui a été le berceau des Arts ,tfest connue que très imparfaitement dans les histoires uni-verselles , telles que celles d’Hérodote, de Diodore 8c deplusieurs autres ; ces Auteurs néanmoins déterminent latotalité du terreindece Royaume autrefois si florissant , à
a uatre mille cent quarante-six lieues quarrées ; le nombrees habitants à sept millions, 8c celui de ses troupes à
S narre cent quarante mille hommes. Pendant le régné'Amasis , dit Hérodote , il y avoir en Egypte vingt-milleVilles : Diodore cependant, n’en compte que dix-huitmille , tant Villes que Bourgs , dignes d’être remarquées ;&■ elles dévoient même, en n’en comptant que dix-huitmille, être très-près les unes des autres. Par les différents -détails que nous ont donnés ces mêmes Ecrivains, nousapprenons que les terres de ce pays bien cultivées pro-duisoient jusqu’à cent pour un, & que l’Egypte etoittellement fertilisée par les inondations du Nil , & par l’in-dustrie de ses habitants, qu’elle leur sournissoit des récol-tes trois fois plus abondantes que leurs besoins, maisque le barbare Cambyse,en détruisant ces Peuples pendantcinq années d’une guerre cruelle, détruisit aussi la plusgrande partie de leurs monuments qui avoient été l’ou-vrage de dix-scpt siécles, & que ce ne fut que fous Pto-lémée Philadelphe, deux cent quatre-vingts ans avantvotre Ere, que l’Egypte reprit son ancienne splendeur.