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Mémoire sur la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques : uniquement déduite de l'expérience, dans lequel se trouvent réunis les mémoires que M. Ampère a communiqués à l'Académie royale des Sciences, dans les séances des 4 et 26 décembre 1820, 10 juni 1822, 22 décembre 1823, 12 septembre 1825, et 21 novembre 1825 / M. Ampère
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Électro-dynamiques. 3 5j

rienees ; ni de la formule que jen ai conclue ; ni des appli-cations que jai faites de cette formule. Et à légard des faitsque jai observés le ptafcmier, il nen cite quun seul, celui delattraction mutuelle de deux fils conducteurs ; et sil le cite,cest pour en donner lexplication qui avait été dabord pro-posée par quelques physiciens étrangers, à une époquelon navait pas fait les expériences qui ont démontré de-puis long-temps quelle était complètement inadmissible.Cette explication consiste, comme on sait, à supposer quedeux lils conducteurs agissent lun sur lautre, comme ils leferaient en vertu de laction mutuelle daiguilles aimantéesinfiniment petites, tangentes aux sections circulaires quonpeut faire dans toute la longueur des fils supposés cylindri-ques ; lensemble des petites aiguilles dune même sectionformant ainsi un anneau aimanté, semblable à celui dontMM. Gay-Lussacet Velter se sont servis pour faire, en 1820,une expérience décisive au sujet de lexplication dont il estici question. Cette expérience a prouvé, comme on sait, quunpareil anneau nexerce absolument aucune action, tant quilforme ainsi une circonférence entière, quoiquil soit tellementaimanté quen le formant dun acier propre à conserver,quandon le rompt, tout son magnétisme, on trouve, en le brisant,que toutes ses portionssont très-fortement aimantées.

Sir H. Davy et M. Erman ont obtenu le même résultat àlégard dun anneau dacier dune forme quelconque. Il est,au reste, une suite nécessaire de la théorie des deux fluidesmagnétiques comme delà mienne, ainsi quil est aisé de senassurer par un calcul tout semblable à celui par lequel jaidémontré, dans ce Mémoire, la nullité daction dun solé-noïdc formant une courbe fermée, conformément à ce que