3yO THÉORIE DES PHENOMENES
neutre, qui constitue le courant électrique, suffit pour pro-duire, dans ce cas comme dans tous les autres, les effetsqu’on explique ordinairement par l’action de deux fluidesdifférents de l’électricité, et qu’on désigne soüs les noms defluide austral et de fluide boréal.
Après avoir long-temps réfléchi sur tous ces phénomèneset sur l’ingénieuse explication que M. Poisson a donnée der-nièrement du nouveau genre d’action découvert par M. Arago,il me semble que ce qu’on peut admettre de plus probabledans l’état actuel de la science, se compose des propositionssuivantes.
i° Sans qu’on soit autorisé à rejeter les explications fon-dées sur la réaction de l’éther mis en mouvement par lescourants électriques, rien n’oblige jusqu’à présent d’y avoirrecours.
a 0 Les molécules des deux fluides électriques, distribuées
Je ne fais, au resté, ici cette remarque que pour ne pas omettre uneconséquence remarquable des résultats obtenus dans ce Mémoire, et nonpour en déduire quelques probabilités en faveur de la supposition que lescourants électriques des aimants forment des circuits fermés autour de leursaxes. Après avoir d’abord hésité entre cette supposition et l’autre manièrede concevoir ces courants, en les considérant comme entourant les par-ticules des aimants; j’ai reconnu, depuis long-temps, que cette dernièreétait la plus conforme à l’ensemble des faits, et je n’ai point changé d’opi-nion à cet égard.
Cette conséquence est d’ailleurs utile en ce quelle rend la similitude desactions produites, d’une part par une hélice électro-dynamique , de l’autrepar un aimant, aussi complète , sous le point de vue de la théorie, qu’onla trouve quand on consulte l’expérience, et en ce qu’elle justifie les ex-plications où Ion substitue, comme je lai tait dans celle que j’ai donnéeplus haut du mouvement de révolution d’un aimant flottant, un seul cir-cuit fermé à l'aimant que l’on considère.