(le lumière, balancés dans l’espace, en formentles ornements : ce n’est point ici l’ouvrage péris-sable de l’homme, de froides statues, des imagesinanimées (2). Tout est mu, non par un mouve-ment aveugle et tumultueux , mais par la volontédu grand architecte : chaque mouvement a un butdéterminé , et concourt à l’harmonie générale ;partout régnent l’ordre et la sagesse ; partout semontre l’intelligence divine , depuis l’astre quiroule en silence dans la voûte des cieux, jusquedans l’insecte qui bourdonhe au milieu des airs.
C’est sur un de ces globes errants, sur un pointdans l’immensité des mondes, que le Créateur a pla-cé l’homme, l’homme ! ce chef-d’œuvre de la créa-tion quand il remplit ses hautes destinées, mais tropsouvent dégradé quand il oublie ce qu’il est, pourdevenir ce qu’il ne peut être dans l’ordre de la na-ture. C’est delà terre, comme d’un point central,qu’il lui a été accordé de contempler la magnifi-cence de l’univers, et de concourir, par ses actions,à l’ordre général : mais les astres, trop loin de lui, ilne les connaît que par leurs révolutions et leur éclat.Ce n’est que sur la terre qu’il peut juger des objetsqui l’entourent. Créés pour lui, destinés à son bien-être, ils affectent tous ses sens; ils sont sous sesyeux, entre ses mains. Ces affections, d’abord re-latives aux besoins physiques, deviennent, par laméditation, une source de jouissances qui enno-blissent l’être qui les éprouve, et qui arrêtent sapensée sur les bienfaits du Créateur des mondes.