DES SCIENCES NATURELLES. 43
res, à faire connaître les plantes nouvellementdécouvertes, d’autres consacraient tous leurs mo-ments à des recherches non moins importantessur l’anatomie et la physiologie des végétaux, surleurs organes intérieurs, leur forme, leur nature,leurs fonctions, etc.; recherches qui avaient étédéjà entreprises par Grew, Malpighi , Duhamel,Bonnet, etc., et qui furent depuis, par de nou-velles observations, modifiées, développées, rec-tifiées ou confirmées. Aucun d’eux n’a plus faitpour la science que Gœrtner, par la publicationde son bel ouvrage sur les fruits et les semences.
Ainsi la botanique s’avançait à grands pas versla perfection, lorsqu’elle fut tout à coup arrêtéedans sa marche, avilie, dégradée par une foulede nomenclateurs, de prétendus réformateurs, quien ont fait disparaître tous les agréments par dessystèmes non moins absurde^ que leur langage.Ne croirait-on pas, quand on a le courage d’abor-der leurs ouvrages, voir les beaux poèmes d’Ho-mère , de Virgile , etc., traduits en vers burlesques,°u de plates parodies composées sur les plus bel-les tragédies de Racine : il semble que, nouveauxErostrates, ils n’aient cherché à acquérir de lacélébrité q u ’ en renversant ce temple élevé à lanature par l e génie créateur de Linné : on les voitaujourd hui répandus dans le vaste champ de lascience, comme autrefois les Gotbs et les Van-dales dans les belles contrées de l’Italie malheu-reusement quelques-uns de ces brouillons ont
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