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Tome I.
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DES SCIENCES NATURELLES. 5l

gueur, il avait recours aux bourgeons, qui, selonlui, poussaient des racines entre le bois et lécorce,et augmentaient , par ce moyen, les couches li-gneuses. Cette opinion n’ayant, a cette époque,trouvé aucun partisan, et les belles expériencesrie Duhamel la rendant encore moins probable,a été cependant renouvelée par un auteur mo-derne, qui se l’est appropriée, comme suite deses propres observations, et a prétendu en fairela base de tout le système végétal.

Dans les sciences, comme dans la politique,l’arbitraire s’établit partout où il n’y a point delois, ou bien lorsqu’elles sont sans autorité. Linné en a proposé de très-ingénieuses, sans doute,pour la formation des classes, des genres et desespèces ; mais comme ces distributions ne sont laplupart que de pure convention, chacun a crudevoir jouir de la liberté de les changer à songré, de s’y soumettre ou de les rejeter. De là cesabus nombreux, introduits par l’amour-propredans l’étude des plantes, sans aucun égard pourles intérêts de la science : il n’en serait pas dettiême si ces distributions et les principes surlesquels elles reposent étaient plus naturels : onserait forcé de les reconnaître, comme on re-connaît qu’il est impossible de ranger une ombelle,une graminée, une crucifère, etc. ailleurs quedans la famille qui en porte le nom : mais il n’enest pas de même pour beaucoup d’autres plantesqui n ont point de caractères de parenté aussi